dimanche 15 octobre 2017

              DANS MA BALANÇOIRE             
 (Paroles et musique : Serge Timmons)
 
 
Laisse-moi t’emmener sur la lune
Dans ma balançoire
Nous irons visiter à la brune
Un monde illusoire
Où il y a des muses et des fous
Et des anges tout autour de nous
Le soir, dans ma balançoire
 
Et sur notre vaisseau envolé
Vers nos souvenirs
Retrouvant le berceau qu’ont volé
Adultes vampires
On sera devenu des géants
Grâce à nos rêves d’enfant
Ce soir, dans ma balançoire
 
Et le cœur dans les étoiles
On fera le tour du monde
Tellement qu’il sera petit
Et le cœur dans les étoiles
On fera plus beau le monde
Comme quand on était petit.
 
….
 
Et le cœur dans les étoiles
On fera le tour du monde
Tellement qu’il sera petit
Et le cœur dans les étoiles
On fera plus beau le monde
Comme quand on était petit
 


***
 
 


dimanche 8 octobre 2017


 
Grand-maman
 

   La rondelle est en zone neutre, elle est reprise par Geoffrion qui la passe à Béliveau (Enwoye!) il lance... mais Bower bloque (Aïe,hi!) Mahovlich s’en empare, mais ne parvient pas à dégager sa zone, elle est reprise par Moore qui jette un coup d’œil à Fleming à la défense (Enwoye donc, lance donc!) puis se ravise la remet à Richard, il s’avance, déjoue bien (ben, enwoye, enwoye!) il lance et COMPTE!   (BONNN!)

 

   Ma grand-mère ne ratait pas un match du Canadien.  Aussi assidue et partisane que mon père, bien qu’elle ne prenait pas toujours pour la bonne équipe.  En fait, elle prenait toujours pour les noirs.  Mon père devait parfois la ramener à l'ordre : « Ben, voyons, grand-maman, le Canadien joue à Toronto, c’est eux autres les blancs ».

Elle aimait aussi regarder la lutte.  Beaucoup plus simple à suivre.  Édouard Carpentier n’avait pas assez de costumes à changer pour la mystifier. « Enwoye, tords-y le cou » quand celui-ci faisait une clé de bras à l’infâme Wladek ²killer² Kowalski (bou,ou,ou,ou,ou,ou!). Elle embarquait, y croyait vraiment. Mon père essayait parfois de la ramener à l'ordre :

—  Ben, voyons, grand-maman, c’est arrangé.

—  Ah! C’est pas mon idée ça, Viateur. Y’ont l’air de trop souffrir pour faire assemblant.

 

   Elle était comme ça ma grand-mère. Une petite femme entêtée de 80 ans, à la peau plissée, vidée, mais dont le fossile laissait deviner une jolie femme à l’époque, par l’harmonie des traits et ses  yeux  noisette, ronds, pétillants. Une jolie femme avec un joli caractère de chien. 

   Elle vivait avec nous depuis toujours, avait sa chambre, une chambre de grand-mère avec de vieux meubles, des cadres de saints au mur, et ses chaises berçantes stratégiquement placées dans la maison : deux trônes réservés, un dans la cuisine près de la fenêtre, l’autre au salon, à demi dans le passage pour ne rien manquer.  Car c’était sa mission : voir à tout, pendant qu’elle égrenait des rosaires ou reprisait nos bas enfilés sur une vieille ampoule laissant toujours, après réparation, une cicatrice grosse comme un cordon à nous faire boiter.

   Toujours sérieuse, toujours sévère, bougonnant sur tout et à tout bout de champ.  Elle avait sûrement souri un jour, et ça avait dû lui faire mal.

   Dès qu’elle était levée, habillée (toujours en noir, avec par-dessus un tablier pas trop pâle) elle se mettait aussitôt sur le mode gendarme. Faisait le trafic : « marche, par-là », « vas dans ta chambre », « rentre dans maison », « sors de la cuisine », faisait sa ronde : fenêtres du salon, fenêtres de la cuisine, fenêtres du passage, montait la garde devant le frigidaire (pas le droit de l’ouvrir entre les heures de repas)...  Du travail, que du travail! 

   Et quand on n’écoutait pas, elle y allait de menaces extrêmes.  Pour moi, c’était « m’as-te crever un œil, mon p’tit verrat! », Mireille « m’as-te péser une claque, ma bonyenne! », Paulo, « m’as-t’arracher un oreille, p’tit vlimeux! » et on entendait ça tous les jours.  C’était sa façon de s’exprimer.  On n’en faisait pas vraiment de cas.  Ma mère, que ma grand-mère continuait encore de gourmander, était habituée, y ayant passé son enfance.  Mon père n’y portait pas trop attention, d’autant plus qu’il était dans une classe à part. De tous ses gendres, et même ses enfants je crois, mon père était son préféré. Toujours gentille avec lui, toujours à prendre son parti. Viateur, c’était le sien, un homme droit, au regard franc, jovial qui ne buvait pas, ne sacrait pas, fumait.

   Du moment qu’on courait, criait, jouait, elle s’agitait comme un chien que le tumulte fait japper : « Attends que ta mère arrive! », « Attends que ton père rentre! », mais on n’avait pas que ça à faire, attendre. Alors, on continuait et les menaces reprenaient.  Elle avait beau mouliner des bras pour nous frapper, on esquivait toujours. Elle ne voulait pas vraiment nous atteindre, ce n’était que  pour chasser les moustiques qui l’embêtaient.  D’ailleurs, elle n’a jamais crevé d’yeux ni arraché d’oreilles à personne.  Même qu’elle pouvait s’attendrir et prendre grand soin de nous quand on était malade. On assistait alors à une étrange métamorphose : le démon devenant ange, les petits monstres des chérubins.

   J’avais remarqué que lorsque que je traînais en pyjama dans la journée pendant un de mes douloureux épisodes d’otites, je n’étais plus pour elle un p’tit verrat, mais devenait comme par enchantement son petit Charlot. Elle avait pitié de moi, et souvent pour me consoler de ma souffrance, elle allait dans sa chambre puis revenait vers moi pour me donner cinq cents.

   (Hé,hé!)

   Alors de temps en temps je m’improvisais malade, comme ça, en plein après-midi, quand mes parents étaient sortis. J’enfilais mon pyjama, je me faisais une face triste et je tournais autour d’elle, pitoyable. Au bout de quelques minutes, je la voyais partir dans sa chambre, tendais l’oreille et entendais le son de l’argent sonnant.

   Puis, je me rhabillais pour rejoindre mes copains qui m’attendaient, miraculeusement guéri.

 

                                                          Redevenu p’tit verrat.

 
***
 

dimanche 24 septembre 2017


 

Devoirs et leçons

 

   Après souper, on s’installe sur la table de la cuisine, ma sœur et moi, puis on fait nos devoirs.  Maintenant, je sais lire et écrire, je suis en deuxième année.  Je suis deux fois plus intelligent que l’année passée.  En ouvrant mes cahiers, on peut y voir la carte du ciel tellement qu’il y a d’étoiles brillantes et des anges collés au haut de chaque page.  Je suis bon élève.  Lunatique, peut-être, mais je me rattrape vite quand ça compte.

   Un de mes trucs, c’est d’apprendre en enseignant. Je vais dans ma chambre et je repasse mes leçons devant Paulo très impressionné assis par terre devant moi.  Je lui montre ce que j’ai appris dans la journée. 

   — Tu sais Paulo, il y a 7 péchés capitaux.  SEPT. Très exactement. La Gourmandise, la Paresse, l’Orgueil, la Colère, l’Avarice, l’Envie, la Luxure.

   —  Que cé ça veut dire ?

   —  Euh... La gourmandise, c’est quand t’en veux encore, la paresse, c’est quand tu veux te reposer, l’orgueil, c’est quand t’es fier de toi, la colère, c’est quand tu te fâches, l’avarice, c’est... euh, je me souviens pu, une maladie, je pense, l’envie, c’est... c’est quand t’as envie...

—  Hein, cé t’un péché ?

— Eh oui, moi aussi j’étais surpris, c’est un péché, c’est pour ça qu’il faut se dépêcher.  Et puis... attends, y en manque un. Voyons... c’est quoi donc... ah oui, la luxure. C’est un beau mot hein ?

— Cé quoi ça veut dire ?

— C’est quand les gens veulent trop faire l’amour?

— Cé un péché ?

— Oui. La guerre, non, mais l’amour, oui !

— ...

— Pis c’est pour ça qu’on fait des péchés MORTELS...

— ... (Paulo me regarde les yeux ronds)

—  Pis si tu meurs avec ça, tu vas en ENFER...

— ... (Paulo déglutit difficilement)

—  Pis en enfer, tu vas BRÛLER...

— ... (Paulo est catastrophé)

— Pis tu brûleras pour TOUJOURS...

—  Mamaaaaaannn !

— Chut ! Tais-toi.  Veux-tu apprendre ou pas ?  Quand je dis toujours, je veux juste dire pour l’éternité.

— Cé quoi l’éternité ?

— Ça veut dire que ça finit jamais.

— Jamais ?

— Jamais, jamais. Toujours, toujours, jamais, jamais.

   Bon, manifestement, il ne comprenait pas. Comment imaginer quelque chose qui ne finit jamais?  Je devais trouver un exemple, faire une démonstration scientifique qui allumerait une petite lumière dans l’obscurité opaque de l’ignorant.  Alors, j’ai eu une idée brillante. J’ai pris mon ballon de dessous de mon lit, puis j’ai expliqué.

— Tu vois, si tu mets ton doigt sur le ballon, tu peux en mettre un autre juste à côté. Puis un autre juste à côté, puis un autre, puis un autre... comme ça sans arrêt.  Pis quand t’as fait le tour, tu peux encore rajouter ton doigt, pis un autre, tout le temps comme ça.  C’est ça l’éternité : quand ça finit, ça recommence... Toujours en train de recommencer, donc ça finit jamais. 

(Je me considère un bon pédagogue)

   Médusé, étourdi, abasourdi, interloqué, tout ça et encore, mon élève a poussé un grand soupir de soulagement quand maman est venue le chercher pour le coucher.  Je l’ai laissé aller à son cauchemar, de toute façon, j’avais terminé ma leçon.

   Mais c’est plutôt moi qui ai mal dormi, car je pensais à mon histoire de ballon.  Si ça finit jamais, comment ça peut commencer ?  Avant mon premier doigt, je pouvais mettre un autre doigt, juste avant, et encore un autre devant, et ainsi de suite.  S’il n’y a pas de bout pour finir, il n’y en a pas non plus pour commencer.  En tout cas, pas sur mon ballon.  Donc, l’éternité ne commence pas.

   Par conséquent, où étais-je avant de naître ? Aïe, aïe, aïe !  Faut qu’on m’explique.

   Puis, une autre affaire : si seule mon âme est éternelle et pas mon corps, et que je vais en enfer (comme prévu), qu’est-ce qui brûlera?  Aïe, aïe, aïe !

   Le lendemain, les yeux cernés, j’ai été voir maman.  Elle m’a expliqué que notre âme n’est pas éternelle, mais immortelle, c’est pas pareil.  Donc, ça peut commencer et ne pas finir.  Elle a un peu dessoufflé ma balloune. Ainsi, l’éternité avec un début, ça se peut.

   Alors, j’ai été voir Paulo et je l’ai nargué : « Mon éternité est plus longue que la tienne ! »

                                                       La, la, la, la, lèreuuuu....
 
 
***
 

 

dimanche 17 septembre 2017


               REGARDEZ LE MONDE         
(Paroles et musique : Serge Timmons)
 
 
Regardez le monde
Mais ce ne sont que des enfants !
Regardez le monde
Mais où sont donc les parents ?
Pauvres hommes
Pauvres hommes 
 
Ils sont laissés à eux-mêmes
Bien trop petits, pour voir à tout
Pour ne pas mettre le feu ici et là
Pour ne pas se faire mal
À ces jeux du plus fort
Pauvres enfants
Pauvres hommes
 
Comment peut-on laisser comme ça
Sans surveillances une chose aussi
Fragile que la vie, que la paix
Que la terre, que le monde
Pauvres hommes
Pauvres enfants
 
Il y a bien les aînés
Mais on ne les écoute pas
Il y a bien les aînés
Qui empirent tout ça
Il y a bien les plus jeunes
Mais on ne les écoute pas
Il y a bien les plus jeunes
Qui empirent tout ça
 
Il y a moi aussi, cadet tourmenté
Qui regarde par la fenêtre
Pressé de reconnaître
Enfin, maman, papa arriver.
 
                        
                               Copyright © 2009  S. Timmons

dimanche 3 septembre 2017

MON CHIEN          
 (Paroles et musique : Serge Timmons)
 
 
 
On peut me traiter de vache ou de tête de cochon
Ou de face de bœuf, de babouin, de poisson
Je suis de l’espèce de tout ce que vous voudrez
Mais me traiter de chien, là c’est exagéré !
 
Comment peut-on mettre sur le même podium
Le plus domestique meilleur ami de l’homme
Et l’autre, sauvage, misanthrope exalté
C’est mon chien finalement qui serait insulté
 
 
 
D’entre vous tous mes chers concitoyens

Y a pas personne que j’envie plus que mon chien
 
 
Il habite comme me moi une maison confortable
Assuré d’un bon lit et d’une bonne table
Profitant de la vie, d’un paisible foyer
Et pourtant, je ne l’ai jamais vu travailler
 
Jamais vu, non plus, l’âme en peine ou stressée
Courir après sa queue comme nous toute la journée
Pour avoir plus d’argent ou de reconnaissance
Il sait, lui, que dans la vie ça brise les vacances 
 
 
D’entre vous tous, mes chers concitoyens
Y a pas personne plus zen que mon chien
 
 
Je pense à tout, je règle tout et je fais tout
C’est moi, le grand manitou de mon toutou
Il me prie, me vénère et m’adore même, je crois
Nous on doute de Dieu, mais lui jamais de moi
 
 
D’entre vous tous mes chers concitoyens
Y a pas personne plus fidèle que mon chien
 
 
 
Avis à tous les gens qui sont célibataires
Les chiens sont, croyez-moi, d’excellents partenaires
N’exigent jamais qu’on soit propre, mince, non-fumeur
Toujours accommodants, toujours de bonne humeur
 
Si je n’avais déjà choisi ma compagne
J’aurais quand même dans la vie, qui m’accompagne,
Une âme sœur qui m’aime et me fait la vie belle
Mais là j’aurais plutôt choisi une femelle.
 
 
D’entre vous toutes mes chères concitoyennes
Y aurait personne plus aimante que ma chienne
 
 
Faut faire attention à son vocabulaire
Pour ne pas injurier les gens à la légère
Les traiter, par exemple, de chien, même sale,
‘tention certains pourraient ne pas le prendre mal
 
Pour éviter toute équivoque, toute ambiguïté
En ce qui me concerne, quand je veux insulter
Je préfère m’en tenir à des valeurs plus sûres
Et les traiter de cons, de caves, d’idiots, d’ordures !
 
 
D’entre vous tous mes chers concitoyens
Y a pas personne que je traiterais de chien.
 
 
 
Copyright © 2004  S. Timmons

 

dimanche 27 août 2017

            LES VIEUX JOURS             
(Paroles et musique : Serge Timmons)
 
 
 
Ma mie, vois-tu venir l’hiver       
Et le temps gris                 
Ce soir, j’ai le cœur à l’envers
Comme je m’ennuie !                 
 
Ma jeunesse s’en va comme navire en dérive
Emportant ce que j’aime toujours plus loin des rives
 
J’ai perdu l’étincelle
Qui allumait le feu
Me faisant croire éternel
Me laissait prendre au jeu
 
Hier brillaient pour nous les étoiles, le mirage
C’était nous les fous, les loups, les sauvages
Bien avant, bien avant
 
C’est bien toujours le fleuve, mais jamais la même eau
Jamais les mêmes feuilles à notre bouleau
Tout passe et se remplace
Ne reste qu’une trace
Que les années effacent
On a eu notre tour
Un aller sans retour
Merci ! Bonsoir ! Bonjour,
Les vieux jours.
...
 
Bientôt viendra la nuit où se perdent les nuages
La der des der, ma mie, la dernière du voyage
Mais avant, mais avant
 
On ira voir le fleuve, regarder passer l’eau
S’étendre sous les feuilles de notre bouleau
On laissera le vent
Nous bercer doucement
Sur les berges du temps
On a eu notre tour
Un aller sans retour
Merci ! Bonsoir ! Bonjour,
Les vieux jours.
Les vieux jours.

 

                                                              Copyright © 2012  S. Timmons

dimanche 13 août 2017




Projet de loi visant faire passer la limite permise de 0,08 à 0,05.







DES EMBÊTEMENTS DE PLUS. C’EST TOUT.

  

D’abord, les chiffres. Selon le dernier bilan de la SAAQ (2016) annexe p.16, taux d’alcoolémie des conducteurs décédés au Québec, sur 131 décès, 38 dépassaient le 0,08 (les 2/3 à plus de 0,15), 9 cas se situaient entre 0,05 et 0,01, et la majorité (83) étaient à ,0. Entre 0,05 et 0,08 : 1. Un cas seulement.

 
Ensuite, l’implication. L’autre cause importante de mortalité sur les routes tient à la vitesse excessive. Alors, suivant la même logique, devrait-on réduire de 90 km/h à 70km/h la vitesse maximale sur les routes du Québec pour dissuader nos courseurs à 140 km/h?
L’impact serait d’engorger le système par des infractions aux automobilistes délinquants roulant à des 85 km/h...

 
L’alcool au volant, c’est criminel, oui. La vitesse tue, oui. Mais le ridicule, non.

Je suis contre.
 
*
                                                                                                         
 
PS. À l’argument qu’ailleurs on a enregistré une amélioration du bilan en abaissant la limite à 0,05, je dirais qu’en ne faisant RIEN, nous enregistrons aussi des baisses spectaculaires. Toujours selon la même source, pour un taux supérieur à 0,08 : 78 décès en 2011 vs 38 en 2015. Une baisse constante (50 % moins, en 4 ans, pas mal!). 

Et ça continue...
 
 
 
***

dimanche 23 juillet 2017

L’HOMME IDEAL    
(Paroles et musique : Serge Timmons)
 
 
J’suis pas vaillant, j’suis pas sportif
J’aime pas les légumes, le tofu
Dans la maison, j’suis pas actif
Dans le jardinage non plus
Pis j’connais pas le nom des plantes
Pis le nom de toutes tes matantes
Découragée tu te d’mandes ben
Des fois ce que tu fais avec moé
Un pas sortable qui te fait honte
Qui salue pas l’monde, un sauvage
Qui fume qui boit qui pète qui ronfle
Moyen moineau du moyen-âge
 
(Refrain)
T’as pas trouvé l’homme idéal
Ton prince charmant a pris une fouille
Il est tombé de son cheval
Et s’est transformé en grenouille
Pourtant il est resté le même
Ni crapaud ni grand chevalier
Pourquoi changer quelqu’un qu’on aime
Quand on en trouve un par millier ?
 
 
Pourtant y en avait des toutous
Qui te tournaient autour hier
Mais t’as préféré le matou
Les autres te tombaient sur les nerfs
Le flamant rose y doit être plate
Attentionné et prévenant
Il serait toujours dans tes pattes
Un trop pareil c’est encombrant
Pour tout c’que tu veux lui faire faire
C’est qui, c’est quoi, l’homme idéal
Veux-tu ben m’dire c’que tu préfères
Le chevalier ou le cheval ?
 
(Refrain)
 
Avec les filles vous vous parlez
De tout ce qu’on fait pas, ou fait mal
C’est un projet que vous avez
De dompter le gros animal
Toé, l’tiens yé brun, pas rose pantoute
Y voit rien, yé pas délicat
Une chance t’es là, que tu vois à toute
Qu’est-ce qui f’rait si t’étais pas là ?
Dis-moi-le donc, une fois pour toutes
À t’voir aller, à t’écouter
Que je suis de trop dans ton couple
L’homme idéal, dans le fond, c’est toé!
 
...
 
Pourtant je suis resté le même
Ni crapaud ni grand chevalier
Pourquoi changer quelqu’un qu’on aime
Quand on en trouve un par millier ?
 
 
***