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dimanche 8 février 2009

Je voulais commencer l'année avec une poignée de bêtises, mais j’avais encore ce texte mielleux collé au fond de mon tiroir. Alors ce sera pour une prochaine fois.


La puissance 10 pour un monde meilleur


Si chacun peut influencer considérablement dix personnes dans sa vie, alors nous sommes tous à la puissance 10. (Les dix autres influenceront à leur tour chacune dix autres personnes, et ainsi se suite).

Ça veut donc dire que dans nos actions et par notre rayonnement on est responsable de pas mal de choses dans le monde.

Si je m’en tiens à ça et me concentre à devenir une meilleure personne, alors le monde va devenir meilleur. Par émulation. Par influence. Le monde suit le monde.

Le monde suit le monde, mais le monde suit aussi la lumière, et la lumière n’est pas dans toutes les consciences. C’est pourquoi les « meilleures personnes » se doivent d’irradier, éclairer, propager leurs visions, sans grands sermons (comme je fais), mais par leur rayonnement soutenu, soutenu par la conviction qu’à la puissance 10 leur influence contribuera significativement à rendre le monde meilleur.


Deux questions :

1- Mais qu’est-ce (universellement) une meilleure personne ?

Difficile de répondre. Mais en gros, pour moi, c’est quelqu’un qui va privilégier avant tout (religion, morale, principe, etc.) le respect de l’autre, ami, ennemi, chien, chat, insecte… Non seulement respecter, mais aussi protéger, défendre, favoriser le bien-être. C’est quelqu’un qui va toujours se sentir comme un peu parent. Il va entretenir sa conscience pour qu’elle guide ses pensées et ses actions.

Il peut être actif, mais idéalement passif. Le niveau-1 est déjà très satisfaisant. Le niveau-1 : c.-à-d. aucun engagement, intervention, mobilisation…. juste ne pas lapider personne en acte ou en pensée. Seulement avoir une bonne pensée pour l’animal qu’on tue serait une nouvelle ère pour l’humanité. Seulement ne pas crier dans la meute, déjà ça réduit la clameur.

Une autre façon aussi de définir une meilleure personne, ça pourrait être comme l’utilise la loi, la notion que tout le monde comprend : Agir en bon père de famille.

Ça ne signifie pas nécessairement celui qui donne le plus d’argent, ni le plus de son temps, ni même d’amour, mais ce n'est certainement pas celui qui abusera de l’enfant, le maltraitera, manquera à ses soins… On comprend même qu’il fera tout en son pouvoir pour procurer à ses enfants les meilleures chances de réussir dans la vie : éducation, équilibre, protection.

Agir en bon père de famille… mais avec tout le monde


2- Mais que penser de la puissance 10 des mauvaises personnes ?


Eh bien, on peut répondre que c’est déjà malheureusement le cas, et la preuve que ça fonctionne. Les mauvaises idées, la hargne, l’intolérance, la rancœur, la violence … se transmettent tellement facilement. Il est toujours plus facile de se défouler que de se retenir. C’est vrai. Pourtant je crois que n’est pas fourbe, violent ou lâche qui veut. Je continue de croire qu’il est très difficile, voire impossible (même avec la meilleure mauvaise volonté du monde) pour beaucoup de gens d’être de moins bonnes personnes.
De plus je suis persuadé que la majorité du monde est potentiellement de bonne volonté. C’est donc une force à réveiller, stimuler, légitimer… au moins pour mettre les chances égales, et, pourquoi pas, rendre le monde meilleur.


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Voyez comment j’aurais pu facilement faire un prêtre ! Ah, si seulement un peu de foi me fut donnée… et un peu de luxure enlevée.

dimanche 26 octobre 2008

La laideur est un grand péril à la vie.


Il nous semble plus tolérable de sortir un poisson de l’eau que d’y plonger un chat. Mais, au fond, y a-t-il une différence entre ces morts ? Ne voit-on pas les deux se débattre et agoniser ? Et manger le poisson n’empêche pas de manger le chat…

Le joli poussin : c’est le cadeau attendrissant de Pâques, mais c’est aussi le repas appétissant de Pâques prochain. Quand le poussin n’est plus mignon, on le mange. La beauté nous protège, la laideur nous accable.

De même s’émeut-on des enfants de la guerre et des catastrophes. C’est toujours la photo qui nous bouleverse. Et c’est toujours à peu près le même enfant; le même regard innocent, mignon et adorable. L’enfance seule ne suffit pas, il faut être aussi mignon et adorable.

C’est par là que nous vient la pitié. Autrement, on ne serait pas tellement touché du grand malheur de ces adultes ou vieillards dont la vie est chamboulée. La grande détresse est-il à l’innocent enfant qui finit par jouer quand même dans les décombres plutôt qu'au parent qui ne sait quoi inventer pour sauver les siens ?


Laissons l’enfant, le moins affecté, pour pleurer l'adulte affligé.
Surtout les laids et les démunis. Trop souvent les derniers à nous émouvoir. Et à sauver.

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dimanche 7 septembre 2008

Chaque jour qui passe, on l’échappe à la mort.



Si dans la vie on craint de prendre un risque, alors on risque de ne rien prendre de la vie. Ne pas changer pour ne pas regretter ne nous empêchera pas de quand même regretter de ne pas avoir changé. C’est tout aussi possible.

En fait, la vie elle-même est passablement risquée, pleine de surprises, de déceptions, d’aventures. Il ne faut pas provoquer le hasard, bien sûr - le hasard est une bête trop susceptible et imprévisible; provoqué il devient chargé de regret et d’amertume - mais faut quand même un peu le tenter, sinon on aura de la vie que le quotidien tiède et dilué, ne conservant que les malheurs prévus : maladies, congédiement, divorce, vieillissement, mort des aimés…

En ne risquant rien on ne se met donc pas pour autant à l’abri. L’option la plus sûre peut tout autant être le mauvais choix. Le destin nous rejoindra d’une manière ou d’une autre. On a peur de mourir de faim et on meurt d’embonpoint. On a peur de mourir dans un accident et on meurt dans notre lit terrassé par un infarctus. On se réfugie contre la foudre, et elle frappe sur notre abri. Le destin est malin et ne tient pas tellement compte de nos protections.

Ne pas risquer est aussi risqué que risquer.

À un certain âge de la vie, chaque jour qui passe, c’est un jour échappé à la mort. Ce jour précieux est-il gagné ou perdu ? Voilà, il est là le risque.

Qui s’emploie à bien faire ce qu’il aime est certain de réussir dans la vie. Ne serait-ce qu’il aura au moins été heureux… en la ratant.

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