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dimanche 13 août 2017




Projet de loi visant faire passer la limite permise de 0,08 à 0,05.







DES EMBÊTEMENTS DE PLUS. C’EST TOUT.

  

D’abord, les chiffres. Selon le dernier bilan de la SAAQ (2016) annexe p.16, taux d’alcoolémie des conducteurs décédés au Québec, sur 131 décès, 38 dépassaient le 0,08 (les 2/3 à plus de 0,15), 9 cas se situaient entre 0,05 et 0,01, et la majorité (83) étaient à ,0. Entre 0,05 et 0,08 : 1. Un cas seulement.

 
Ensuite, l’implication. L’autre cause importante de mortalité sur les routes tient à la vitesse excessive. Alors, suivant la même logique, devrait-on réduire de 90 km/h à 70km/h la vitesse maximale sur les routes du Québec pour dissuader nos courseurs à 140 km/h?
L’impact serait d’engorger le système par des infractions aux automobilistes délinquants roulant à des 85 km/h...

 
L’alcool au volant, c’est criminel, oui. La vitesse tue, oui. Mais le ridicule, non.

Je suis contre.
 
*
                                                                                                         
 
PS. À l’argument qu’ailleurs on a enregistré une amélioration du bilan en abaissant la limite à 0,05, je dirais qu’en ne faisant RIEN, nous enregistrons aussi des baisses spectaculaires. Toujours selon la même source, pour un taux supérieur à 0,08 : 78 décès en 2011 vs 38 en 2015. Une baisse constante (50 % moins, en 4 ans, pas mal!). 

Et ça continue...
 
 
 
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dimanche 29 janvier 2017


Aujourd'hui, réactions à l'actualité.
 
 
« TRUMPERIE »


Une majorité d’environ 3 millions d’électeurs ont voté pour Clinton.
Voilà, un fait.

Malgré que personne ne conteste son élection, Trump veut s’assurer de « sa légitimité » en mettant sur pied une vaste enquête objective... qui lui attribuera assurément une majorité. 

Parfois, ça ne prend qu’un fou pour mettre la planète en danger.
Je crois que les Américains l’ont trouvé.

                    
*


IRRESPONSABILITÉ



Suite au verglas imprévu et soudain de ce matin-là, « DES PARENTS EN COLÈRE » titrait la chronique d’Audrey Ruel-Manseau, dans la Presse+, rapportant des milliers de courriels fielleux adressés à la direction de la Commission scolaire n’ayant pas fermé les écoles :

- Quel manque de jugement !

- Etes-vous cinglés ?

- Vous êtes irresponsables de laisser les écoles ouvertes, c’est jouer avec la   vie des autres...

-J’ai risqué 6 accidents, vu deux autobus dans un banc de neige... en allant reconduire mes enfants

Et ainsi de suite.


Je suis d’accord avec le constat général du manque de jugement, mais pas du côté du directeur de la Commission scolaire qui, en passant, a pris une décision réfléchie, basée sur des pronostics d’experts... qui se sont trompés. 
J’espère seulement que celui-ci ne soit pas assez irresponsable pour leur demander de mettre le feu...

 

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dimanche 25 octobre 2015

 

Le Frankenstein en nous
 

 
   La cryogénisation : pas sûr que ce soit une bonne idée. Il ne faut pas confondre la mort avec le coma. Le coma n’est qu’une perte de conscience, le souffle y est toujours, et ainsi de même l’histoire et la personnalité du sujet. Mais lorsque la vie a quitté la chair, la conserver ne préservera que les tissus, l’âme, elle aura disparu. Si on ranime un jour le corps, c’est une nouvelle vie qui l’animera. Une nouvelle entité, donc.

   L’enveloppe corporelle n’est rien des gens qu’on aime, c’est l’attention, l’intérêt qu’on nous porte qui nous font aimer cette personne. La personne atteinte d’Alzheimer, au dernier stade, c’est une étrangère. Le physique nous la rappelle, mais elle n’est plus là.

   C’est ce que je crains dans ce procédé : une momification technologique, une greffe, en fait, d’un corps entier sur une âme inconnue. On devrait plutôt chercher à pixéliser, encoder informatiquement la psyché d’une personne, et sous l’avatar on retrouverait davantage, je crois, l’être aimé. Car c’est bien le caractère unique d’une personne qui fait cette personne. Le corps n’est que le terminal de toutes les ondes et la lumière de l’esprit.

   En passant, cette recherche est bien contraire à toute spiritualité qui veut que l’âme soit distincte du corps. Pour des croyants, cette admission est troublante...


   Laissons les morts reposer en paix, ils ont eu leur tour. Maintenant disparus, ils brillent par leur absence et sont souvent magnifiés, comme jamais ils ne l’ont été de leur vivant. En revenant, ils auraient un bien mauvais rôle : celui de zombie.

   Laissons-les vivre leur mort.


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dimanche 4 mai 2014


À un ami souverainiste

 

   Tu te dis « c’est bien fini! ».  Tu ne l’auras pas encore ton pays...
 
   Mais dis-moi, te sens-tu étranger ici?  Ne te sens-tu pas quand même chez vous?  N’est-ce pas ta demeure, ta gestion, ta décoration, tes mœurs, ton mode de vie?  N’occupes-tu pas toujours ton lieu, à ta façon?   

   Ce que tu n’as pas ce sont les titres, et tu t’en sens dépouillés. Pourquoi ? Quand tu les auras, ce sera le même environnement, à peu près les mêmes obligations, au moins autant de compromis…tu ne seras pas plus libre.  Mais tu auras les titres.

   Si tu te sens vraiment différent, tu l’es.  Et si tu l’es, les autres le savent. Alors le Québec est un pays virtuel pour le monde entier.  La reconnaissance est acquise. Le Canada n’est pas tellement libre des États-Unis, et pourtant il a ses TITRES.

L’indépendance ne doit pas être l’affaire d’un parti, mais celui d’un Mouvement.

   Comme je te le dis souvent, je crois fermement que le peuple ne se trompe jamais.  Il peut être trompé, il peut regretter son choix, il peut changer… mais quand il s’exprime, c’est son choix.  Et ça, c’est indiscutable.  VOX  DEI.  Une volonté indéniable, et, en politique, la Vérité Absolue.  On peut être déçu, penser qu’il va le regretter un jour, mais on ne peut pas dire qu’il se trompe.  Même dans l’Histoire.
 

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dimanche 17 novembre 2013


Le jour du Souvenir



Ce qu’il ne faut pas oublier aussi en ce jour du Souvenir, c’est la bêtise humaine.

Souvenons-nous que la guerre est l’échec de nos dirigeants.
Souvenons-nous que tous ces héros sont d’abord des victimes

Souvenons-nous que tous nos valeureux soldats se sont battus contre… contre… des êtres humains, morts eux aussi pour leur patrie, pas plus intéressés à la guerre, mais pris dans une dynamique de fous.

Souvenons-nous qu’il y a des fous qui nous incitent à la guerre.

Souvenons-nous qu’en les suivant nous sommes tous responsables.

Souvenons-nous que la plus grande menace à l’humanité est l’humanité.

Souvenons-nous qu’on oubliera.

Souvenons-nous qu’on avait oublié, à peine vingt ans après.

 

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dimanche 10 novembre 2013


Économiser


   Cette semaine encore, je n’ai rien à dire, alors… PARLONS D’ARGENT !

   Mes parents m’ont toujours répété qu’il fallait économiser dans la vie.  Imaginez comme j’étais content hier en lisant cette petite phrase au bas de ma facture de Canadian Tire  Aujourd’hui, vous avez économisé $32.25.  Yessss!  Moi, qui hésitais à dépenser pour toutes ces futilités, alors qu’en fait, je déposais.

Et v’là-tu-pas qu’aujourd’hui, je tombe sur une annonce de Brault & Martineau qui me rappelle ce judicieux conseil « c’est le temps d’économiser » en achetant SANS RIEN DÉBOURSER un divan laitte et en plus je repars avec une télé 32’’ gratuite.

En réalité, je n’ai besoin de rien de ça, mais « un fou dan’ne poche » je saute là-dessus.  Je vendrai la télé (100% de profit) et le divan laitte ne me coûte rien.  En plus, j’accumule encore des économies… attendez…euh, voilà, c’est écrit ici, $ 400.  Je n’en finis plus de m’enrichir.

Les meubles?  Quoi les meubles?  On parle de Brault & Martineau, cette entreprise qui paie des fortunes en publicité pour nous parler d’économies, de financement, de voyages, de concours. Les meubles, c’est bien secondaire, à peine les voit-on à l’arrière-plan en rangée sous un éclairage blafard. D’ailleurs ils le disent bien dans leur publicité « la qualité n’est pas un obstacle aux bas prix »… les gens s’en foutent, du moment que c’est pas cher. 

Mettre autant d’emphase et d’argent pour offrir des baaaaas prix, me laisse quand même perplexe.  Une entreprise commerciale tire toujours sa part de profit, sinon elle n’est pas là.  Alors quand c’est moins cher, c’est contre le produit, forcément (matériaux, main d’œuvre), et contre nous, finalement. La qualité n’est pas un obstacle aux bas prix… si vous le dîtes, alors ce sont les bas prix qui sont un obstacle à la qualité.  Et surtout au bon commerce.

Annoncer de bons produits au juste prix, ce ne serait pas une bonne idée, ça?

Mais je suis bien naïf, vous avez probablement raison, les gens veulent du Coderre, du Rob Ford, ils veulent, avant tout, des baaaaas prix.


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dimanche 3 novembre 2013


Le sport

 

Cette semaine, je n’ai rien à dire…  ALORS, PARLONS SPORT!
Et quand on dit sport, on dit hockey, évidemment.

Quelques observations sur ce merveilleux sport d’hiver pratiqué en culottes courtes et en bas golf.

* Tout d’abord bien comprendre qu’un droitier doit utiliser un bâton gaucher.  Ce que mon père  (naturellement droitier) n’a jamais compris.  Il s’est entêté toute sa vie à utiliser un bâton droit, ce qui le rendait maladroit.  J’essayais de lui faire comprendre que la main habile sur le bâton est celle qui tient le bout pour contrôler la rondelle d’une main, par exemple.  Mais, rien à faire, c’était écrit sur le bâton, alors…

La plupart des joueurs d’ailleurs (et c’est bien normal) sont «gauchers » dans une proportion de 3 pour 1.  Prenez le temps de les compter la prochaine fois, vous verrez.


* Quand une équipe compte un but pendant l’appel d’une punition, on annule la punition.  Pourquoi? Aucun rapport, ce n’est que pure empathie.  On suppose que l’équipe fautive est suffisamment punie… Alors, l’autre s’en tire sans contravention. Policiers, méditez là-dessus.

 
*  La publicité est omniprésente. D’abord sur les bandes, et de plus en plus sur la surface (sacrée) de jeu. Situation plutôt rare en tout autre sport.  Un si petit espace, pourtant.  Imaginez ce qu’on pourrait  faire au football, ou mieux, au baseball (une idée géniale, laissez-moi leur en parler avant).  Et encore, cela n’est rien comparativement au golf…


* Certains trouvent aberrant de chanter les hymnes nationaux avant chaque partie. Je suis bien d’accord. Pourquoi ne pas les remplacer par la prière?


Petite pause publicitaire. On revient tout de suite après.


L’annonce de Bell, les deux filles :

— Je peux pas croire que la troisième saison commence ce soir.  

— Puis t’as réussi à avoir le salon pour l’écouter ! Comment t’as fait (convaincre les gars, d’écouter le hockey dans le garage) ?

…C’est ben simple, stie, sont partis avec la TV ! C’est certainement pas celle qu’ils auraient pu écouter dans le sous-sol.
 

Et nous sommes de retour…
 

Tennis, maintenant.

Règles étonnantes, là aussi. Le seul sport où un joueur (le serveur) a droit systématiquement à un mulligan. À l’origine, quelqu’un a eu pitié : « Honnn! Pas chanceux, dans le filet…  Reprends-la. »  Mais tout le monde n’est pas aussi gentleman, et maintenant que c’est la coutume, la plupart en profitent pour frapper leur première balle comme des malades.  

Autre chose.  Connaissez-vous un sport où vous perdez 40-0, pis c’est même pas grave?  Le match commence.  Je m’en vais me chercher une bière, je reviens, c’est 15-0.  Ça y est, c’est fini, je me dis. 

Mais non…
Remporter un échange vaut 15 points.  Deux échanges, 30 points.  Trois échanges, 45.  Non attendez, le troisième échange est moins important, il ne vaut que 10 points, puisqu’on est rendu à 40. À moins que tous les coups vaillent en réalité 13.33 points (non arrondis). Anyway,  le premier rendu à 50 gagne.  Non, attendez.  Ça n’existe pas.  Après 40, c’est jeu ou avantage.  Enfin, si vous êtes meilleur que l’autre vous remportez le jeu qui vaut… qui vaut…1 point (pas quelque chose comme 425, ou 642… UN point, tout simplement.)    

C’est simple quand on y pense pas.


    La semaine prochaine, on parle de la violence au curling.  À moins que j’aie trouvé quelque chose à dire.

 

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dimanche 20 octobre 2013


Pour l’égalité hommes-femmes, contre la Charte, ça se peut...



   Qu’avons-nous tant à parler d’égalité hommes-femmes, tout à coup? Que se passe-t-il? Quelle est cette soudaine menace dont on ne se méfiait pas il y a à peine deux mois? Cette mention « superflue » dans la présentation de la Charte m’a paru dès le départ comme une astuce pour nous la vendre, le miel (par ce consensus facile) pour faire passer la pilule amère. Arrêtons de discuter du goût de la chose et parlons de ses effets.

   La mal nommée Charte des valeurs québécoises – d’abord « valeurs », terme plus religieux que laïc, puis « québécoises », alors que rien ne la différencie du reste de l’Occident – aurait pu tout simplement s’appeler Charte de la laïcité de l’État, mais ça faisait un peu éteignoir. Rien pour exciter la fibre identitaire, le but recherché ultimement. 

   Dans sa présentation concernant le fameux article, le ministre Drainville, dans une infinie précaution, expliquait qu’il ne s’agit là que de suspendre — pendant les heures d’ouvrage, pour la fonction publique, mais pas partout, dans certains services, mais pas nécessairement tout de suite… — le droit d’expression, quand trop ostentatoires, des opinions personnelles de toutes sortes des employés de l’État. Une sorte de politique interne somme toute. Un code vestimentaire, finalement. Pour le reste il exhortait les Québécois à s’afficher et se respecter.

   Car, on s’entend, que même si le projet de loi est adopté, bien reçu, bien appliqué, il y aura encore (et peut-être plus, par effet de rebondissement) de femmes voilées dans des émissions de télé, dans les rues, les parcs, le métro; on côtoiera toujours des religieux ostentatoires de cultures multiples, MAIS on n’en verra pas, c’est vrai, à la photocopieuse d’un département administratif dans un quelconque édifice gouvernemental durant les heures de travail.  
 
   À l’ostentatoire on propose la tartuferie : « cachez ce sein que je ne saurais voir ». Pour ceux et celles qui attendaient de cette charte une victoire sur l’invasion intégriste, ça fait un peu prix coco. 

 
   Je suis antireligieux, foncièrement égalitaire hommes-femmes. Je suis, moi aussi, fortement dérangé par tous les artifices, déguisements, manifestations ostentatoires de toutes appartenances, incluant les drapeaux, mais c’est mon problème à moi. Je me dois de réfléchir, de m’exercer au respect. Je me dois de relativiser les choses : reconnaître, par exemple, que la très grande majorité des immigrants réalisent assez vite les « valeurs québécoises », constatent d’emblée que les femmes ici sont tellement égalitaires qu’elles sont parfois Premières Ministres. Seules quelques factions extrémistes et inquiètes de chaque côté, musulmanes comme catholiques, nouvellement arrivantes ou de souche, formeront la minorité bruyante pour alimenter nos premières pages. Il n’existe pas d’accommodements raisonnables aux incommodants déraisonnables.   

   Bien que mon penchant naturel, « ma vraie équipe », soit du côté réel et caché de cet article de la Charte, c’est dans la douleur, mais la conscience, que je m’inscris en faux. Le vivre-ensemble ne passera pas par un projet de loi, mais un projet de société construit sur le respect des différences. Aux « janettes », je rappelle bien respectueusement que la liberté d’expression aussi a été un rude combat qu’il faut toujours poursuivre.

 

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dimanche 9 décembre 2012



Justice ou vengeance ?


   Cet homme n’a rien de sympathique et son crime est le pire cauchemar de l’humanité.  Mais bon, on ne l’a pas brûlé vif, doit-on le regretter?  Justice a été rendue.  Un jury composé de gens sensés ont convenu unanimement à sa non-responsabilité criminelle.  Justice a été rendue.  C’est la vengeance qui ne l’a pas été. 


   Un crime « impuni » ça frustre le monde, parce qu’on trouve injuste qu’un tricheur s’en tire à bon compte quand nous on fait tellement d’efforts pour suivre la loi.  Voir un bandit payer si peu pour s’être tant enrichi, c’est fâchant… dans le fond on l’envie presque.  Qu’on le condamne, qu’il rembourse, qu’il paie ! Je crie moi aussi.


   Mais que Guy Turcotte s’en sorte aussi facilement, c’est bien étonnant… mais tant mieux pour lui.  Je ne l’envie pas.  Que son âme ne l’ait pas abandonné sur le champ et qu’il puisse se sentir libre malgré tout… c’est encore plus étonnant,  mais tant mieux pour lui.  Qui voudrait être à sa place? Comme on y serait malheureux!  Cette seule pensée me semble déjà la plus insupportable des punitions.  Ça me suffit amplement.  Je ne crois pas qu’il soit absolument nécessaire de le voir souffrir ou condamné à la prison à vie pour dissuader les autres de poignarder leurs enfants.  C’est un monstre, c’est bien assez pour nous rassurer.  À trop lui en vouloir et le prendre autant personnel, ça m’inquiète…  Que cache cette soif de vengeance?  De quoi voulons-nous tant nous venger?


   En passant, pour les croyants, il faudrait se demander ce que dirait Jésus de tout ça.  Moi, je ne sais pas, Dieu merci! je suis athée.

  

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dimanche 27 mai 2012


En  ÉTUDIANT  le conflit



 Au début, je ne comprenais pas : je me disais, voyons donc, la cause est bien trop mince, ce n’est quand même pas la conscription !  Virer le monde à l’envers pour un rabais sur facture, voyons donc !  Ça ne peut pas être juste ça.

Alors, je suis monté m’installer plus haut dans les gradins pour avoir une meilleure vue d’ensemble et me faire une opinion sur tout ça.

 La plupart de nos arguments se mordent la queue :

En accusant les étudiants d’être égoïstes, de vouloir refiler la facture à tout le monde, on oublie que tout le monde c’est eux dans quelques années, et pour longtemps…   Sont pas fous.  Savent compter.  Mais, justement, les idéaux pour eux ça compte.

En prétendant que ce petit rajustement ne représente à peu près rien ($1/jour), alors pourquoi y tenir tant?  D’autant plus qu’avec les bonifications ajoutées et les coûts astronomiques de tout ce dérapage, on est peut-être rendu à 25 cents.

En prétextant que tout le monde doit faire leur part, on oublie notre généreux réseau de garderie (on en a brassé pas mal, nous, pour $2/jour).  Ce sera quoi la juste part des malades et des mourants qui profitent tous du Système de Santé ?

En se comparant aux autres pour se justifier, c’est bien mal accepter notre Société Distincte qui nous tient tant à cœur.  Chercher à faire comme les autres, ce n’est pas très distinctif.

En disant que nos Institutions universitaires sont sous financées, le système en décrépitude, qu’on a besoin d’argent… dans le fond,  ça ressemble pas mal à notre réseau routier.  Pourtant là on va trouver de l’argent sans rien demander à personne, je veux dire en puisant (allégrement) dans nos taxes.  Oui, mais c’est essentiel pour l’ÉCONOMIE.   Là, je me suis forcé un peu… en pensant qu’il n’y a pas si longtemps, on s’est dit que le développement d’un peuple passait par l’instruction.  On l’a même rendue obligatoire.  L’instruction, et encore plus à un haut niveau, est un ENRICHISSEMENT COLLECTIF.  C’est pas un bon argument économique ça?                                                    

Finalement, après réflexion, je me positionne ici :

Le gel ? Yes, sir. 
La gratuité ? Mets-en. 
La promotion ?  Pourquoi pas.  Pas autant que pour les Forces, et encore moins que LOTO-QUÉBEC  avec son énorme budget marketing, mais pourquoi pas.
La révolution ?  Non.  Non, quand même ! Ce n’est pas la conscription.

Chacun fera ce qu’il voudra, moi, mon action c’est d’ouvrir mon portefeuille et de dire au gouvernement : Merci de vouloir me faire économiser quelque sous, mais malgré qu’un F-35 me coûte pas mal cher ces temps-ci, c’est combien pour un étudiant ?

Et puis j’ajouterais, c’est quand encore les élections ?

  

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dimanche 17 avril 2011

Commentaire publié sur Cyberpresse (28-01-11) en réaction au projet Walmart (en épicerie) présenté au téléjournal comme une bonne nouvelle pour les consommateurs


UNE BONNE NOUVELLE, QU’ILS ONT DIT...


    Une politique de bas prix se fait aux dépens de l’enrichissement collectif : pressions sur le fournisseur qui, à son tour, en fait sur ses employés et ses propres fournisseurs, qui, à leur tour, font la même chose, quitte à fermer les usines ici pour exploiter une main d’œuvre bon marché dans un pays du Tiers-monde. Conséquemment les produits perdent toujours en qualité.

      Alors, au bout du compte, on se retrouve mal payé parce que notre employeur subit des pressions, et on n’a plus tellement le choix que de s’approvisionner dans ces magasins de bas prix pour maintenir notre « quantité » à la consommation en en déplorant la mauvaise qualité.


     Bref, on s’appauvrit collectivement et on dégrade notre environnement.  Le panier le moins cher sera toujours le moins rempli, mais aussi, bonne nouvelle, le plus apprécié ; l’abondance est fade.

     Je ne crois pas que le projet Walmart soit une bonne nouvelle pour le consommateur.

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PS :   Et en plus, je trouve que Walmart vend cher. Avec toutes ces économies faites sur le dos des fournisseurs et de leurs employés, et avec les profits exorbitants qu’ils affichent à chaque trimestre... ils pourraient vendre beaucoup moins cher.


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dimanche 30 septembre 2007

  CHEAP 

 
   Ce qu’il y a de plus désespérant dans l’achat de produits cheaps, outre l’exploitation de la main-d’œuvre et la dégradation de l’art, c’est la surabondance de leur déchet, presque immédiat.

   C’est écrit en grosse lettre sur le devant d’un magasin Walmart (Matane) : 
 
                        « NOS PRIX SONT PLUS BAS »

   On aurait pu dire aussi :

                        « NOS PRODUITS VALENT PAS CHER ».

   Car c’est bien de ça qu’il s’agit; moins un produit est cher, moins il vaut. À l’inverse, plus on paie, plus on obtient. C’est une loi commerciale universelle. Va pour le papier de toilette, quoiqu’encore..., mais il faut de temps en temps en avoir pour son argent.

Voici, mon slogan :

« POURQUOI PAYER MOINS CHER QUAND ON PEUT PAYER PLUS CHER? »

   Payer moins cher, c’est encourager la réduction qu’on fait subir à la qualité, le service, la responsabilité, la garantie, le salaire du travailleur (à qui on a tous quelque chose à vendre), les marges bénéficiaires - la seule raison pour laquelle on nous offre encore ce produit ou service - et bien sûr la qualité de notre environnement quotidien.

   Quand on achète cheap on finit par penser cheap et on considère avec de moins en moins de respect notre entourage ainsi dévalorisé. Consommation passagère, satisfaction approximative et poubelles pleines.


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