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dimanche 20 mai 2018


Pour la fête de ma sœur Marjolaine ( 70 ans)

Marjol’aînée
 
C’était en ’48
En 1848
Sauf que cent ans plus tard
Ell’est arrivée en retard
Première de la famille
Ben oui! R’garde donc c’t’une fille
Même qu’en étant première
Ell’est arrivée deuxième
Faut pas oublier feu frère
Le premier Serge Timmons
Qu’elle nous a détrôné
Parc’qu’elle est née, l’aînée
 
En quatrième passe en deux
Ell’voyait rien, qu’est-ce tu veux
Ça y a pris des lunettes
Pour voir comment c’t’est faite
Un tableau avec des mots
Pis son p’tit frère, comme y était beau
Adolescence austère
D’une vieille fille en « ostie »
Qui s’taillait une carrière
D’punaise de sacristie
Avec ses dévotions
Ell’mis l’feu à maison
 
Marjo, c’est toé l’aînée
Nous, on suit en arrière
Marjo, t’as beau traîner
Tu s’ras toujours la première
Ben, malgré toé.
 
Y’a eu MAI ‘68
On s’rappelle l’ÉVÈNEMENT
Ça pas paru tout de suite
Mais elle a eu vingt ans
Et sortie de son cocon
Ell’est devenue papillon
Lâchée les frères, les sœurs
Les Louises de Marillac
Émancipée, a c’t’heure
Flippait en « tabaslac »
Ell’est partie à Montréal
Pour dev’nir garde-malalllllle
 
 OUHHHHH  LA LA LA LA LA
 
Toutes les choses un peu quétaines
Qui plaisent tant à Marjolaine
Son p’tit monde fantastique
De ses bébelles en plastique
C’est qu’elle les voit tout le temps
Avec des yeux d’enfant
Sans orgueil, sans envie
Sans fla-fla dans la vie
Et d’un pas pas pressé
Ah! Tu vas pas la stresser
On dira c’qu’on voudra
Ell’est plus zen que Bouddha
 
Marjo, c’est toé l’aînée
Nous, on suit en arrière
Marjo, t’as beau traîner
Tu s’ras toujours la première
Ben, malgré toé.
 
C’était en ’48
Aussi ben dire tout de suite
Soixante-dix ans après
On n’est toujours pas prêts
On s’pense encore au printemps
Dans la tête on a vingt ans
Jusqu’à ce jour fatal
Où t’apprends le scandale
Que ta propre sœur aînée
Fait partie des Aînées...
C’est là que tu réalises...
Qu’on choisit pas sa famille
 
Marjo, c’est toé l’aînée
Nous, on suit en arrière
Marjo, t’as beau traîner
Tu s’ras toujours la première
...
Pis moé tout de suite derrière
Ben, malgré moé.
 
 
                                                                 Paroles & musique
                                                                 Serge Timmons
                                                                19 mai 2018
 
 
 
***

dimanche 10 décembre 2017

            UN BEAU NOËL              
(Paroles et musique : Serge Timmons)
 
 
Ça fait longtemps que je n’ai pas pris des nouvelles
Du père Noël
Je pense que je vais lui écrire pour savoir c’qu’il fait
À Noël
Apporte-moi des cadeaux
Mets-moi de la lumière dans les yeux
Apporte-moi des cadeaux
J’suis prêt à t’les payer, à me les emballer
À me les étiqueter,  À : moi,
DU : père Noël    DU : père Noël
 
Je me suis acheté, installé, fait passer
Un  beau  sapin
Un arbre sec qui perd la boule et me fait peur quand
Il est éteint
 
Mais je vais m’faire un beau Noël,
Mettre de la lumière dans mes yeux
J’vais m’faire un beau Noël
J’vais m’ouvrir juste pour moi, une boîte de chocolat
Rester en pyjama, et me faire  alléluia !
Un beau Noël      Un beau Noël
 
Bye, bye, chagrins
À l’an prochain
Noël s’en vient
Et c’n’est pas le temps de broyer du noir
Quand dehors tout est blanc...
 
J’veux m’lever le matin et trouver sous l’sapin
Une montagne de cadeaux, des surprises dans mon bas
De  Noël.  À Noël.  
Parce que c’est Noël,
Et que Noël, c’est Noël,
                           Et que j’veux un beau Noël,                         
 
            ***             

dimanche 26 novembre 2017

    LA CHANSON DE L’ORPHELIN        
(Paroles et musique : Serge Timmons)
 
                                     
 
Brassens est mort, Lennon est mort,
Félix est mort, Nino est mort
J’ai plus d’espoir, mon chien est mort
Ils sont tous morts…
Y sont partis, y r’viendront pus
On sait pas où c’qui sont rendus
Moi qui voulais les rencontrer
Avec eux, jouer de la guitare
Peut-être qu’on aurait pu jammer
Un requiem qui swingue à mort.
 
Mon père est mort, ma mère est morte,
Même mon parrain que j’aimais ben
Mon oncle Émard, aussi est mort
Ils sont tous morts…
Ils m’ont laissé pauvre orphelin
Laissés pour mort, mort de chagrin
Moi qui pensais qu’c’était fini
Aussi la tristesse, les remords
Depuis qu’on avait aboli
Une fois pour toutes la peine de mort
 
On pourrait-tu seulement mourir un peu
Le temps d’aller se refaire une beauté
Apprendre à vivre, puis revenir au jeu
Toujours le même, version améliorée
 
Le jour des Morts, dans mes temps morts
C’est en latin, une langue morte
Que j’écoute la prière des Morts
Y disent qu’yé mort, de sa belle mort
Y parlent-tu d’moé, j’bouge pus, j’fais l’mort
J’ai rien vu v’nir dans l’angle mort
On sait pas quand on va mourir
Pis on l’sait pas quand on est mort
Fa que j’présume qu’en attendant
Je suis un genre de mort-vivant
Vivant…
 
 ***
                                                    

dimanche 12 novembre 2017


 
 
 
 
Le jour du Souvenir

 


Souvenons-nous que la guerre est l’échec de nos dirigeants.


Souvenons-nous que nos valeureux soldats sont d’abord des victimes.


Souvenons-nous de tous ces héros qui ont sacrifié leur vie pour défendre notre idéologie contre les barbares, ces hommes prêts à sacrifier leur vie pour défendre leur idéologie. 


Souvenons-nous qu’il y a des fous qui nous incitent à la guerre.

 
Souvenons-nous qu’en les suivant nous sommes tous responsables.


Souvenons-nous que la plus grande menace à l’humanité est l’humanité.

 
Souvenons-nous qu’on oubliera.

 
Souvenons-nous qu’on avait oublié, à peine vingt ans après.

 

 

***

 

 

dimanche 5 novembre 2017

 
                  MANQUÉ D’AMOUR            
(Paroles et musique : Serge Timmons)
 
 
J’ai manqué d’amour moi
Comme une plante a manqué d’eau
C’est pour ça que je bois
Jusqu’à m’en mouiller les os
 
J’ai poussé de travers
Fragile au moindre vent
Desséché comme un ver
Sous le soleil brûlant
 
J’ai besoin d’amour moi
Comme une plante a besoin d’eau
Sinon j’vais crever moi
Finir cul sec dans le Cointreau
 
Ce soir je m’abandonne
La chienne est la plus forte
Non, je n’ai pas de colonne
Et que le diable m’emporte !
 
Quand le feu brûle en dedans
Qu’à mes amours, il y a l’incendie
Ça sent la cendre, le mort-vivant
Vite ça me prend de l’eau... de vie
 
Scotch, rhum, rye, whisky
Où c’qui l’est mon verre?
Ça m’prend ça, c’est tout c’qui
Me retient à l’univers
 
 
Engourdi on est bien
On sent moins les épines
De ces roses de chagrins
Plantées dans la poitrine
 
Petit j’avais souvent des idées de grandeur
Je me voyais géant dans le cœur de maman
Je me croyais super
Dans la tête de mon père
L’indispensable ami
Qu’on recherche dans la vie
 
 
Mais dès qu’on ne me voyait plus
C’tait comme si je n’existais plus
On m’avait oublié
C’est comme ça depuis toujours
J’me fais chier de manquer d’amour
Et je bois pour m’oublier
 
Mais demain, c’est fini, j’bois pu
J’fais un homme de moé
J’bois pu, j’fume pu, j’sacre pu
Ça f’ra un bum de moins
J’prends ma vie en main
Enlevez vos pattes de là
J’m’as dire comme Desjardins
J’m’a faire un bon gars
 
Mais demain, c’est loin, ben loin
C’est p’t’être même jamais
Fa qu’à soir on en profite
Parce que la vie passe vite
Hic et nunc, carpe diem
Aye ! J’ai fait mon latin quand même
Allez, allez, santé !  J’te paye un verre
J’t’aime ben toé, 
Qu’est-ce qu’on disait donc...
Ah, oui !
J’ai manqué d’amour, moi
Comme une plante d’eau...
...
 
 
 
***
 
 
 
 
                                                      

dimanche 15 octobre 2017

              DANS MA BALANÇOIRE             
 (Paroles et musique : Serge Timmons)
 
 
Laisse-moi t’emmener sur la lune
Dans ma balançoire
Nous irons visiter à la brune
Un monde illusoire
Où il y a des muses et des fous
Et des anges tout autour de nous
Le soir, dans ma balançoire
 
Et sur notre vaisseau envolé
Vers nos souvenirs
Retrouvant le berceau qu’ont volé
Adultes vampires
On sera devenu des géants
Grâce à nos rêves d’enfant
Ce soir, dans ma balançoire
 
Et le cœur dans les étoiles
On fera le tour du monde
Tellement qu’il sera petit
Et le cœur dans les étoiles
On fera plus beau le monde
Comme quand on était petit.
 
….
 
Et le cœur dans les étoiles
On fera le tour du monde
Tellement qu’il sera petit
Et le cœur dans les étoiles
On fera plus beau le monde
Comme quand on était petit
 


***
 
 


dimanche 17 septembre 2017


               REGARDEZ LE MONDE         
(Paroles et musique : Serge Timmons)
 
 
Regardez le monde
Mais ce ne sont que des enfants !
Regardez le monde
Mais où sont donc les parents ?
Pauvres hommes
Pauvres hommes 
 
Ils sont laissés à eux-mêmes
Bien trop petits, pour voir à tout
Pour ne pas mettre le feu ici et là
Pour ne pas se faire mal
À ces jeux du plus fort
Pauvres enfants
Pauvres hommes
 
Comment peut-on laisser comme ça
Sans surveillances une chose aussi
Fragile que la vie, que la paix
Que la terre, que le monde
Pauvres hommes
Pauvres enfants
 
Il y a bien les aînés
Mais on ne les écoute pas
Il y a bien les aînés
Qui empirent tout ça
Il y a bien les plus jeunes
Mais on ne les écoute pas
Il y a bien les plus jeunes
Qui empirent tout ça
 
Il y a moi aussi, cadet tourmenté
Qui regarde par la fenêtre
Pressé de reconnaître
Enfin, maman, papa arriver.
 
                        
                               Copyright © 2009  S. Timmons

dimanche 3 septembre 2017

MON CHIEN          
 (Paroles et musique : Serge Timmons)
 
 
 
On peut me traiter de vache ou de tête de cochon
Ou de face de bœuf, de babouin, de poisson
Je suis de l’espèce de tout ce que vous voudrez
Mais me traiter de chien, là c’est exagéré !
 
Comment peut-on mettre sur le même podium
Le plus domestique meilleur ami de l’homme
Et l’autre, sauvage, misanthrope exalté
C’est mon chien finalement qui serait insulté
 
 
 
D’entre vous tous mes chers concitoyens

Y a pas personne que j’envie plus que mon chien
 
 
Il habite comme me moi une maison confortable
Assuré d’un bon lit et d’une bonne table
Profitant de la vie, d’un paisible foyer
Et pourtant, je ne l’ai jamais vu travailler
 
Jamais vu, non plus, l’âme en peine ou stressée
Courir après sa queue comme nous toute la journée
Pour avoir plus d’argent ou de reconnaissance
Il sait, lui, que dans la vie ça brise les vacances 
 
 
D’entre vous tous, mes chers concitoyens
Y a pas personne plus zen que mon chien
 
 
Je pense à tout, je règle tout et je fais tout
C’est moi, le grand manitou de mon toutou
Il me prie, me vénère et m’adore même, je crois
Nous on doute de Dieu, mais lui jamais de moi
 
 
D’entre vous tous mes chers concitoyens
Y a pas personne plus fidèle que mon chien
 
 
 
Avis à tous les gens qui sont célibataires
Les chiens sont, croyez-moi, d’excellents partenaires
N’exigent jamais qu’on soit propre, mince, non-fumeur
Toujours accommodants, toujours de bonne humeur
 
Si je n’avais déjà choisi ma compagne
J’aurais quand même dans la vie, qui m’accompagne,
Une âme sœur qui m’aime et me fait la vie belle
Mais là j’aurais plutôt choisi une femelle.
 
 
D’entre vous toutes mes chères concitoyennes
Y aurait personne plus aimante que ma chienne
 
 
Faut faire attention à son vocabulaire
Pour ne pas injurier les gens à la légère
Les traiter, par exemple, de chien, même sale,
‘tention certains pourraient ne pas le prendre mal
 
Pour éviter toute équivoque, toute ambiguïté
En ce qui me concerne, quand je veux insulter
Je préfère m’en tenir à des valeurs plus sûres
Et les traiter de cons, de caves, d’idiots, d’ordures !
 
 
D’entre vous tous mes chers concitoyens
Y a pas personne que je traiterais de chien.
 
 
 
Copyright © 2004  S. Timmons