dimanche 2 juillet 2017

           LA CHAÎNE ALIMENTAIRE         
(Paroles et musique : Serge Timmons)
 
 
Un merle a pris un ver
Un ver qui prenait l’air
Le chat caché dans l’herbe
A bondit sur le merle
Il a fait des morceaux
De ce petit oiseau
Qui avait pris un ver
Peut-être un ver de trop
 
On avait oublié
De garder attaché
Le chien méchant de Georges
Qu’y a eu un chat dans gorge
Le chat de mon voisin
Qui s’est mis en maudit
Et a tiré le chien
De deux coups de fusil
 
Dans la chaîne alimentaire
On est un morceau de viande
On aime son prochain, mon frère
Au moins pendant qu’on le mange
 
Dans la chaîne alimentaire
Y a pas de bout, pas d’abri
Si c’est pas les loups, mon frère
Ce sera les bactéries
 
On a pris le téléphone
On a pris les moyens
La police a pris l’homme
Qui avait pris le chien
Qui avait pris le chat
Qui avait pris l’oiseau
Qui avait pris le ver
Le ver qui prenait l’air
 
Et l’homme qu’on mit en terre
Fut mangé par les vers
 
 
***
 

dimanche 25 juin 2017


 
     LES DJINNS     
(Victor Hugo)  
 

 

Murs, ville,

Et port,

Asile

De mort,

Mer grise

Où brise

La brise

Tout dort.

 

Dans la plaine

Nait un bruit.

C’est l’haleine

De la nuit.

Elle brame

Comme une âme

Qu’une flamme

Toujours suit.

 

La voix plus haute

Semble un grelot.

D’un nain qui saute

C’est le galop.

Il fuit, s’élance,

Puis en cadence

Sur un pied danse

Au bout d’un flot.

 

La rumeur approche,

L’écho la redit.

C’est comme la cloche

D’un couvent maudit,

Comme un bruit de foule

Qui tonne et qui roule,

Et tantôt s’écroule

Et tantôt grandit.

 

Dieu! La voix sépulcrale

Des Djinns!...  Quel bruit ils font!

Fuyons sous la spirale

De l’escalier profond!

Déjà s’éteint ma lampe,

Et l’ombre de la rampe

Qui le long du mur rampe,

Monte jusqu’au plafond.

 
 

C’est l’essaim des Djinns qui passe,

Et tourbillonne en sifflant.

Les ifs, que leur vol fracasse,

Craquent comme un pin brûlant,

Leur troupeau lourd et rapide,

Volant dans l’espace vide,

Semble un nuage livide

Qui porte un éclair au flanc.

 

Ils sont tout près!  Tenons fermée

Cette salle où nous les narguons

Quel bruit dehors! Hideuse armée

De vampires et de dragons!

La poutre du toit descellée

Ploie ainsi qu’une herbe mouillée,

Et la vieille porte rouillée,

Tremble, à déraciner ses gonds.

 

Cris de l’enfer! Voix qui hurle et qui pleure!

L’horrible essaim, poussé par l’aquilon,

Sans doute, ô ciel! S’abat sur ma demeure.

Le mur fléchit sous le noir bataillon.

La maison crie et chancelle penchée,

Et l’on dirait que, du sol arrachée,

Ainsi qu’il chasse une feuille séchée,

Le vent la roule avec leur tourbillon!

 

Prophète! Si ta main me sauve

De ces impurs démons des soirs,

J’irai prosterner mon front chauve

Devant tes sacrés encensoirs!

Fais que sur ces portes fidèles

Meure leur souffle d’étincelles,

Et qu’en vain l’ongle de leurs ailes

Grince et crie à ces vitraux noirs!

 

Ils sont passés!  Leur cohorte

S’envole et fuit, et leurs pieds

Cessent de battre ma porte

De leurs coups multipliés.

L’air est plein d’un bruit de chaînes,

Et dans les forêts prochaines

Frissonnent tous les grands chênes,

Sous leur vol de feu pliés!

 
 

De leurs ailes lointaines

Le battement décroît,

Si confus dans les plaines,

Si faible, que l’on croit

Ouïr la sauterelle

Crier d’une voix grêle,

Ou pétiller la grêle,

Sur le plomb d’un vieux toit.

 

D’étranges syllabes

Nous viennent encor :

Ainsi, des Arabes

Quand sonne le cor,

Un chant sur la grève

Par instants s’élève,

Et l’enfant qui rêve

Fait des rêves d’or.

 

Les Djinns funèbres,

Fils du trépas,

Dans les ténèbres

Pressent leurs pas;

Leur essaim gronde;

Ainsi, profonde,

Murmure une onde

Qu’on ne voit pas.

 

Ce bruit de vague

Qui s’endort,

C’est la vague

Sur le bord;

C’est la plainte

Presque éteinte

D’une sainte

Pour un mort.

 

On doute

La nuit...

J’écoute :

Tout fuit,

Tout passe;

L’espace

Efface

Le bruit.

                                                                               
 

                                                  Musique / Serge Timmons
 
 
***
 

dimanche 18 juin 2017

Une raison de vivre 
(Paroles et musique : Serge Timmons)
 
 
 
Une mère et ses petits
Comme une plaie, qui guérit
 
Voilà !
Une raison de vivre
Une raison d’y croire
 
Le soleil qui sort de la nuit
L’appel soudain d’un ami
                                                Voilà!                                               
 
Des gens qui se tombent dans les bras
Se serrant en pleurant de joie
La fin heureuse d’une histoire
Après la bataille, les fleurs
Prenant d’assaut les champs d’honneur
Poussant comme un cri de victoire
 
Voilà !
Une raison de vivre
Une raison d’y croire
 
Rentrer enfin à la maison
Entendre un air d’accordéon
Entendre dire « papa »
Fermer les yeux et s’envoler
Là où personne ne peut aller
Là où le mal n’existe pas
 
Voilà !
Une raison de vivre
Une raison d’y croire

 

 

 

                                                               Copyright © 2014  S. Timmons

 

 

 

dimanche 11 juin 2017

 
           Des trous           
(Paroles et musique : Serge Timmons)
 
Sur  l’air de  LA CHAÎNE ALIMENTAIRE
 
 
On a creusé la terre
Fait des millions de trous
Détournés les rivières
Et remplis des dix roues
 
De gravier et de pierres
De carcasses d’animaux
On est dans les affaires
Il faut bien ce qu’il faut
 
Vu de haut la forêt
Ressemble à un gruyère
Mais comment on pourrait
Payer le bois le moins cher
 
On a des idéaux
Mais aussi des projets
Se bâtir un patio
Agrandir le chalet
 
Creusons, creusons, creusons, creusons
On trouvera bien dans la mine
Du diamant, du charbon
On a de la dynamite
On se rendra jusqu’au fond
Creusons !
 
On a besoin de pétrole
De gaz, de fer et d’argent
Dessous les terres agricoles
Il y a sûrement des gisements
Creusons !
 
 
Pour pêcher le poisson
On videra la rivière
Au temps de la moisson
On rasera la terre
 
Puis un jour on fera
Un dernier trou géant
Où enfin on pourra
Tous y rentrer dedans
 
 
             ****

dimanche 5 mars 2017

 

ORÉMUS

 

 

Pour les intentions qu’on LUI met

Les crimes qu’en son NOM on commet

Prions qu’IL n’existe pas

 

Pour SON FILS unique par nous crucifié

Les Innocents sur l’autel sacrifiés

Prions qu’IL n’existe pas

 

Pour les religions qu’on LUI invente

Les rites barbares qu’on lui présente

Prions qu’IL n’existe pas

 

Pour notre cruauté envers SES créatures

Pour SES enfants qu’on soumet à la torture

Prions qu’IL n’existe pas

 

Pour les « God bless America »

Sans pour les autres en faire de cas

Prions qu’IL n’existe pas

 

Pour notre fatuité dans l’outrage

De se dire fait à SON image

Prions qu’IL n’existe pas

 

Pour le jugement dernier et SA sentence :

L’Éternité dans l’ennui ou la souffrance

Prions qu’IL n’existe pas

 
 

***

dimanche 26 février 2017


HUMEURS

 


C’est un mystère de la nature

Toujours ainsi, jour et nuit,

Que de chercher sa nourriture

Sans jamais y trouver l’ennui.


**

 
L’intelligence sans connaissances n’est rien,

c’est un moteur sans direction, sans roues,

ça ne fait que du bruit.


**


Après des millions d’années de vie sur terre,

notre espèce est toute récente

et assurément passagère.

Nous sommes qu’à une étape de l’évolution,

des protozoaires des êtres vivants à venir.

Nous disparaîtrons, bien sûr,

mais la vie poursuivra

et même corrigera.


**


J’ai mal à mon humanité.

Je souffre d’une idéologite aigüe.

Je n’arrive pas à être tout à fait étranger

à mes frères en danger.

Il faut rire, bien sûr,

 sans oublier qu’il y a beaucoup à pleurer.

Il faut rire comme il faut vivre

avec juste ce qu’il faut de regrets.

 

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dimanche 19 février 2017

           
                 Dans ma balançoire                
 
 
Laisse-moi t’emmener sur la lune
Dans ma balançoire
Nous irons visiter à la brune
Un monde illusoire
Où il y a des muses et des fous
Et des anges tout autour de nous
Le soir, dans ma balançoire
 
Et sur notre vaisseau envolé
Vers nos souvenirs
Retrouvant le berceau qu’ont volé
Adultes vampires
On sera devenu des géants
Grâce à nos rêves d’enfant
Ce soir, dans ma balançoire
 
Et le cœur dans les étoiles
On fera le tour du monde
Tellement qu’il sera petit
Et le cœur dans les étoiles
On fera plus beau le monde
Comme quand on était petit.
 
 
Laisse-moi t’emmener sur la lune
Dans ma balançoire
Nous irons visiter à la brune
Un monde illusoire
Où il y a des muses et des fous
Et des anges tout autour de nous
Le soir, dans ma balançoire
 
 
***

dimanche 12 février 2017

 
Tant con       
 
 
Pourquoi le monde est sans amour ?
On ne se le demande pas
Pourquoi y a tant de misères autour ?
Cela ne nous concerne pas
On voit bien que c’est pas normal
Mais ça ne nous regarde pas
Tout c’qu’on sait pas, ça fait pas mal
Pis, c’qu’on sait, on l’comprend même pas…
Pa,pa,pa,pa,pa,ra,pa,rap, pa,pa
 
(Refrain)
Pis, on est content, con tant con ,tant content, con
Et si soûl, sans souci, soul, sans sou, si soûl
On vit la vie comme-ci, comme-ça, comme si la vie était comme ça
Sans trop penser à des pensées, penser qu’à penser dépenser
La vie est bèèèèèlle, bèèèèèlle, bèèèèèlle, bèèèèèlle
Quand on est mou, t’on est mouton, est mouton, mou
Quand on possède, mais ne cède pas cède possède, cède pas
À la panique ni que ni que s’en aller tout simplement
 
 
Les nouvelles sont toujours les mêmes
On finit par s’y habituer
La misère tombe toujours sur les mêmes
Ils vont finir par s’habituer
Change-moi ça, mets ça au hockey
Au moins ça c’est pas compliqué
On va s’faire v’nir une grosse pizza
On prend des livres, on n’en lit pas…
Pa,pa,pa,pa,pa,ra,pa,rap, pa,pa
 
Refrain
 
Et ça fait de la joie, de la joie, youppi , oh yess,
le peuple est en liesse, le peuple est en liesse
 
***
                                           

dimanche 5 février 2017

 
 
ANNONCE  DU SPECTACLE

OÙ SONT RENDUS NOS DIMANCHES ?
 
 
 
 DÉMO

 
 
 
Pour une meilleure résolution d'images:
 
Youtube :  https://youtu.be/Nny9A8buYOc       




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