dimanche 13 avril 2008
Vive l’ennemi !
Chaque jour à la radio, à la tété, dans les journaux, au bureau, dans la rue, on n’arrête pas de me vendre de l’indignation et de nouveaux ennemis : les musulmans, les sikhs, les mohawks, les talibans, Al Qaeda,…
Je veux bien avoir un ennemi ou deux, mais tout un groupe, une société, une race… c’est beaucoup pour un seul homme ! Surtout quand on ne les connaît pas personnellement. Je ne peux pas haïr comme ça n’importe qui dans le tas, faudra d’abord me les présenter, nous laisser faire un peu connaissance. Et après, s’il y a lieu je m’en ferai personnellement des ennemis. Pour l’instant je suis plutôt indifférent. Pour l’instant ce sont plutôt les ennemis des autres. Qui sont les miens, d’accord ! Mais tout à fait par hasard. C’est de la politique tout ça. Je regrette de ne pas être plus patriotique que ça. Je comprends que les leaders de chaque communauté s’empoignent sur leur plus-meilleure idéologie, mais nous, citoyens ordinaires d’un clan comme de l’autre, qu’avons-nous tant à être de fanatiques partisans ? Ce n’est quand même pas Canadiens-Bruins. Qu’avons-nous tant à nous exciter la fibre haineuse ? Ne pas aimer me semble bien suffisant; haïr, c'est déjà trop de considération.
L’ennemi commun me semble une chimère. Une vue primitive et grégaire. Mais aussi - et ça c’est bien commode - l’ennemi commun est rassembleur et toujours responsable de nos malheurs. C’est toujours très pratique pour nos petits chefs et manipulateurs d’opinion.
Sauf que moi, je crois qu’il y a au fond de chaque homme une prédisposition à l’harmonie, au repos, à l’acceptation du sort; une petite voix presque toujours étouffée par la clameur populaire. Une petite voix dont on doute ; il semble tellement que les autres savent de quoi ils parlent. Ils ont l’air convaincus. Ils sont nombreux, ils doivent avoir raison. Puis après tout, haïr un peu ça fait du bien à tout le monde.
TOUT, ABSOLUMENT TOUT devrait être questionné : la religion, nos chefs, nos amis, nos parents, nous-mêmes. Même cette affirmation. TOUT est questionnable, critiquable, falsifiable. TOUT, la science incluse.
On a tous une conscience dont on ne pourra jamais sortir. Tout le reste disparaîtra en grande insignifiance quelques instants avant de mourir : les autres et leurs idées. Il n’y aura plus personne pour parler pour nous. On sera seul avec notre conscience qui nous questionnera (sachant bien les réponses) et nous fera paraître ce dernier instant une éternité.
« J’ai des ennemis et je m’en vante. Je crois les avoir mérités. »
Anatole France
Un ennemi, normalement, c’est celui qui nous en veut ou nous envie. Mais quoiqu’il en soit admettons au moins ceci : il n’a sûrement pas tort de nous en vouloir ou nous envier. Pour qu’il nous haïsse tant, on lui cause un tort quelconque. On l’écœure quelque part, c’est certain. Si on ne comprend pas ses raisons ce serait bien de commencer par les lui demander. Bien sûr faut se défendre… mais ce serait bien de s’excuser avant.
Dans toute lutte chacun a raison : celui qui a faim et celui qui défend sa proie. Chacun a une cause légitime. Inversez les rôles et chacun agirait de la même manière. Dans un conflit ça vous prend absolument haine et peur sinon vous pourriez finir par prendre parti pour votre ennemi.
Heureusement les chefs c’est pas des fous! Ils savent entretenir le ressentiment contre l’autre pour nous éviter une guerre de pétards mouillés : propagande, offenses, crainte, menaces… et ce n’est pas long que les plus paniqués d’entre nous crieront Aux armes, citoyens! Et voilà, le feu est pris, la guerre bénie. Dieu, le premier, se sera déjà enrôlé. Alors le peuple qui suit toujours, suivra. Il épousera la cause.
« On croit mourir pour sa patrie, on meurt pour des industriels »
Anatole France, toujours le même
Il n’y a pas d’autres motivations à la guerre que la convoitise d’un petit groupe. Pourtant il n’y a jamais d’autres appels à la nation que celui de la légitime défense. C’est quand même curieux que deux nations se fassent la guerre seulement pour se défendre !
ON EST À QUELQUES FOUS DE VIVRE EN PAIX.
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La semaine prochaine, suite et dernière partie sur ce topo
dimanche 6 avril 2008
C'est reparti !
Première publication 2008.
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- Les ennemis !
- Où ça?
- Partout.
- Qui ça?
- Les autres-là. Tire! Tire!
- Mais pourquoi?
- Mais parce que ce sont des ennemis.
- On ne les connaît même pas.
- On s’en fout, ce sont des ennemis. Ils sont dangereux, faut se défendre. Allez, tire.
- Mais qu’est-ce qu’on fait dans leur pays ?
- Ben voyons! On défend la Paix, la Justice, la Liberté. On est en mission humanitaire. Envoye tire !
- J’comprends pas.
- T’as pas à comprendre. T’es un soldat, tu tires quand on te le dit, et t’arrêtes quand on te le dit. Les ennemis c’est toujours des méchants, c’est... c’est... des jaloux... c’est..., le mot le dit : Ennemi. Bon, envoye, tire !
- Pourquoi ils nous en veulent?
- Parce qu’ils n’en ont pas, imbécile ! D’ailleurs, ils n’ont rien, eux autres. Ces des primates, c’est... j’sais pas ce que c’est... des envieux. Des fous. Des méchants. Des voleurs. Des bandits. Ils veulent nous prendre ce qui est à nous. Et ce qui est à nous est à nous. On a le droit, on était là avant eux. Ou, heu..., en tout cas on l’a pris, avant.
- Mais, mon colonel, êtes-vous bien sûr qu’ils n’y ont pas droit ?
- C’est quoi ton problème? Es-tu de leur côté? Ils sont ennemis à l’État. Tu dois défendre ton pays. Allez, tire, et cesse de poser des questions.
- D’accord, mon colonel. Mais je crois qu’avec les armes qu’on a, on va faire pas mal de dommage…
- Oh oui. Ils vont en manger une maudite.
- Il va y avoir des morts parmi les civils, mon colonel : des femmes et des enfants.
- Dommages collatéraux.
- Il y a des hôpitaux dans le coin, il va y avoir des bavures.
- Dommages collatéraux.
- On risque d’atteindre nos alliés qui sont tout près.
- Dommages collatéraux.
- Il va y avoir des dommages collatéraux, mon colonel.
- Dom... euh…Ah, puis à la guerre comme à la guerre. La fin justifie les moyens. Qui n’ose rien, n’a rien. À bon chat, bon rat Quoi? Bon, de toute façon, on va la gagner cette foutue guerre. Penses-tu que nos dirigeants c’est des cons !
- …
- Attention à ce que tu vas dire. C’est le peuple qui les a élus. C’est pas tous des cons, le peuple. Ils ont élu démocratiquement un candidat que les grandes corporations leur ont présenté. On est un pays libre, NOUS.
- Je ne dis pas ça mon colonel. Je dis juste qu’on était en pays ami ici, il n’y a pas si longtemps. On leur vendait des armes. Nos dirigeants faisaient des affaires avec eux.
- Ouais! Mais les affaires ont foiré. Il y a des têtes fortes qui s’en sont mêlé, pis là ils ne veulent plus rien entendre. Alors, c’est là que nous on intervient. Pour leur mettre un peu de plomb dans tête.
- Et on s’attaque à tout le monde plutôt qu’à ces quelques têtes fortes ?
- C’est comme ça. C’est la guerre. Ils veulent se défendre ? Eh, bien on va les attaquer ! Crois-moi, ils vont finir par comprendre. On va la gagner cette guerre. Et après ce sera fini, on rentre chez nous.
- Vous croyez mon colonel ?
- Bien sûr, puisqu’on aura gagné.
- Mais on va laisser des jeunes frères, des veuves, des orphelins,…
- Que veux-tu insinuer… ? Qu’il faudrait tous les exterminer … ? Hé! C’est un peu radical, mon jeune.
- Non, je veux dire, qu’au lieu que ce soit quelques têtes fortes qui nous en veulent, maintenant ce sera tout un peuple. Avant ils s’en foutaient de nous. Mais là ils auront de la haine et des vengeances à transmettre à leur descendance. Des raisons viscérales de nous en vouloir. Et ça reprendra.
- Ouais… Les exterminer tous… Pas fou, ça.
- Mon colonel …
- Ça suffit! Assez parlé. On tire.
- Mon colonel …
- Ta gueule, j’ai dit. Tire. Feu à volonté ! Tiens! Tiens! Ha! Ha! Ha! Regarde-les tous tombés, ces pourris !
- Mon colonel, on a reçu une dépêche de l’état-major. Ne tirez plus. Il y a eu entente. Les affaires ont repris. Ne tirez plus. Ils sont avec nous. Ne tirez plus, mon colonel.

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Première publication 2008.
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Ennemis en vue
- Les ennemis !
- Où ça?
- Partout.
- Qui ça?
- Les autres-là. Tire! Tire!
- Mais pourquoi?
- Mais parce que ce sont des ennemis.
- On ne les connaît même pas.
- On s’en fout, ce sont des ennemis. Ils sont dangereux, faut se défendre. Allez, tire.
- Mais qu’est-ce qu’on fait dans leur pays ?
- Ben voyons! On défend la Paix, la Justice, la Liberté. On est en mission humanitaire. Envoye tire !
- J’comprends pas.
- T’as pas à comprendre. T’es un soldat, tu tires quand on te le dit, et t’arrêtes quand on te le dit. Les ennemis c’est toujours des méchants, c’est... c’est... des jaloux... c’est..., le mot le dit : Ennemi. Bon, envoye, tire !
- Pourquoi ils nous en veulent?
- Parce qu’ils n’en ont pas, imbécile ! D’ailleurs, ils n’ont rien, eux autres. Ces des primates, c’est... j’sais pas ce que c’est... des envieux. Des fous. Des méchants. Des voleurs. Des bandits. Ils veulent nous prendre ce qui est à nous. Et ce qui est à nous est à nous. On a le droit, on était là avant eux. Ou, heu..., en tout cas on l’a pris, avant.
- Mais, mon colonel, êtes-vous bien sûr qu’ils n’y ont pas droit ?
- C’est quoi ton problème? Es-tu de leur côté? Ils sont ennemis à l’État. Tu dois défendre ton pays. Allez, tire, et cesse de poser des questions.
- D’accord, mon colonel. Mais je crois qu’avec les armes qu’on a, on va faire pas mal de dommage…
- Oh oui. Ils vont en manger une maudite.
- Il va y avoir des morts parmi les civils, mon colonel : des femmes et des enfants.
- Dommages collatéraux.
- Il y a des hôpitaux dans le coin, il va y avoir des bavures.
- Dommages collatéraux.
- On risque d’atteindre nos alliés qui sont tout près.
- Dommages collatéraux.
- Il va y avoir des dommages collatéraux, mon colonel.
- Dom... euh…Ah, puis à la guerre comme à la guerre. La fin justifie les moyens. Qui n’ose rien, n’a rien. À bon chat, bon rat Quoi? Bon, de toute façon, on va la gagner cette foutue guerre. Penses-tu que nos dirigeants c’est des cons !
- …
- Attention à ce que tu vas dire. C’est le peuple qui les a élus. C’est pas tous des cons, le peuple. Ils ont élu démocratiquement un candidat que les grandes corporations leur ont présenté. On est un pays libre, NOUS.
- Je ne dis pas ça mon colonel. Je dis juste qu’on était en pays ami ici, il n’y a pas si longtemps. On leur vendait des armes. Nos dirigeants faisaient des affaires avec eux.
- Ouais! Mais les affaires ont foiré. Il y a des têtes fortes qui s’en sont mêlé, pis là ils ne veulent plus rien entendre. Alors, c’est là que nous on intervient. Pour leur mettre un peu de plomb dans tête.
- Et on s’attaque à tout le monde plutôt qu’à ces quelques têtes fortes ?
- C’est comme ça. C’est la guerre. Ils veulent se défendre ? Eh, bien on va les attaquer ! Crois-moi, ils vont finir par comprendre. On va la gagner cette guerre. Et après ce sera fini, on rentre chez nous.
- Vous croyez mon colonel ?
- Bien sûr, puisqu’on aura gagné.
- Mais on va laisser des jeunes frères, des veuves, des orphelins,…
- Que veux-tu insinuer… ? Qu’il faudrait tous les exterminer … ? Hé! C’est un peu radical, mon jeune.
- Non, je veux dire, qu’au lieu que ce soit quelques têtes fortes qui nous en veulent, maintenant ce sera tout un peuple. Avant ils s’en foutaient de nous. Mais là ils auront de la haine et des vengeances à transmettre à leur descendance. Des raisons viscérales de nous en vouloir. Et ça reprendra.
- Ouais… Les exterminer tous… Pas fou, ça.
- Mon colonel …
- Ça suffit! Assez parlé. On tire.
- Mon colonel …
- Ta gueule, j’ai dit. Tire. Feu à volonté ! Tiens! Tiens! Ha! Ha! Ha! Regarde-les tous tombés, ces pourris !
- Mon colonel, on a reçu une dépêche de l’état-major. Ne tirez plus. Il y a eu entente. Les affaires ont repris. Ne tirez plus. Ils sont avec nous. Ne tirez plus, mon colonel.

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dimanche 30 décembre 2007
À TABLE !
Passons à table mes amis !
C’est un jour heureux, nous sommes tous réunis
Mangeons, buvons, rions
C’est un autre jour de bonheur
La table est pleine
Et il ne manque personne
Mangeons, buvons, rions
Profitons de nous rencontrer tous ensemble
Mais attention ! Je ne veux rien entendre
De vos malheurs ou vos ennuis
De vos chagrins ou discours aigris
Je ne veux entendre que poésie
Que beaux discours et philosophie
Mangeons, buvons, rions
Sans nous laisser distraire
Par des propos contraires
On enviera longtemps ces jours bénis
Où on était si près de nos amis
Ne nous mettons pas à distance
Par nos trop rares différences
Mangeons, buvons, rions
Profitons de notre chance
Sans rien attendre d’autre
Et surtout, en n’oubliant jamais
Que le bonheur c’est maintenant ou jamais
Qu’un autre jour il n’y aura rien de plus regrettable
Qu’ici même, une chaise vide autour de la table
Mangeons, buvons, rions
Aujourd’hui, c’est un jour heureux
Nous voilà encore tous réunis
Et une autre fois, je vous le dis
Je ne veux rien entendre qui ne soit poésie
Beaux discours ou philosophie.
Passons à table mes amis !
C’est un jour heureux, nous sommes tous réunis
Mangeons, buvons, rions
C’est un autre jour de bonheur
La table est pleine
Et il ne manque personne
Mangeons, buvons, rions
Profitons de nous rencontrer tous ensemble
Mais attention ! Je ne veux rien entendre
De vos malheurs ou vos ennuis
De vos chagrins ou discours aigris
Je ne veux entendre que poésie
Que beaux discours et philosophie
Mangeons, buvons, rions
Sans nous laisser distraire
Par des propos contraires
On enviera longtemps ces jours bénis
Où on était si près de nos amis
Ne nous mettons pas à distance
Par nos trop rares différences
Mangeons, buvons, rions
Profitons de notre chance
Sans rien attendre d’autre
Et surtout, en n’oubliant jamais
Que le bonheur c’est maintenant ou jamais
Qu’un autre jour il n’y aura rien de plus regrettable
Qu’ici même, une chaise vide autour de la table
Mangeons, buvons, rions
Aujourd’hui, c’est un jour heureux
Nous voilà encore tous réunis
Et une autre fois, je vous le dis
Je ne veux rien entendre qui ne soit poésie
Beaux discours ou philosophie.
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Je suspends pour quelque temps la publication de mes chroniques.
Aux hypothétiques, virtuels, innombrables (heureusement) lecteurs,
je souhaite une TRÈS BONNE et HEUREUSE ANNÉE 2008
Je vous invite à m’écrire à sergetimmons@hotmail.com
J’ai assez dit de bêtises, à votre tour !
Aux hypothétiques, virtuels, innombrables (heureusement) lecteurs,
je souhaite une TRÈS BONNE et HEUREUSE ANNÉE 2008
Je vous invite à m’écrire à sergetimmons@hotmail.com
J’ai assez dit de bêtises, à votre tour !
dimanche 23 décembre 2007
Deux jours avant Noël
Chanson
Deux jours avant Noël
Ça y est mon cœur s’enflamme !
Quelque chose dans le ciel
Emplit de joie mon âme
Mon sapin sent si bon
Il rappelle mon enfance
Mes jouets, mes bonbons
Et mes vives espérances
Tout est illuminé
Dans les rues les guirlandes
Nous envoient des baisers
Des clins d’œil à tout le monde
On voit des grandes personnes
Agirent comme des enfants
Agirent en bonne personne
Tout d’un cœur de bon enfant
Ah ! Que ce monde est beau
Deux jours avant Noël
On dirait un cadeau
Qui nous tombe du ciel.
Ah ! Que ce monde est beau
Joyeux, fraternel
Il est à son plus beau
Deux jours avant Noël
Deux jours avant Noël
Et deux semaines de vacances
Pour un enfant la belle
Aventure qui commence
Voir maman affairée
À préparer la fête
Le visage éclairé
Des joies qu’elle nous apprête
Et mon arbre de Noël
Comme un plat de bonbons
Scintillant carrousel
Où l’on tournait en rond
Nous, tout émerveillés,
On écoutait rêveur
Devant l’arbre allumé
Ces beaux airs du bonheur
Ah ! Que ce monde est beau
Deux jours avant Noël
On dirait un cadeau
Que nous envoie le ciel.
Ah ! Que le monde est beau
Quand il est fraternel
Il est à son plus beau
Deux jours avant Noël
Il est à son plus beau
Deux jours avant Noël
Copyright © 2006 S. Timmons
Deux jours avant Noël
Ça y est mon cœur s’enflamme !
Quelque chose dans le ciel
Emplit de joie mon âme
Mon sapin sent si bon
Il rappelle mon enfance
Mes jouets, mes bonbons
Et mes vives espérances
Tout est illuminé
Dans les rues les guirlandes
Nous envoient des baisers
Des clins d’œil à tout le monde
On voit des grandes personnes
Agirent comme des enfants
Agirent en bonne personne
Tout d’un cœur de bon enfant
Ah ! Que ce monde est beau
Deux jours avant Noël
On dirait un cadeau
Qui nous tombe du ciel.
Ah ! Que ce monde est beau
Joyeux, fraternel
Il est à son plus beau
Deux jours avant Noël
Deux jours avant Noël
Et deux semaines de vacances
Pour un enfant la belle
Aventure qui commence
Voir maman affairée
À préparer la fête
Le visage éclairé
Des joies qu’elle nous apprête
Et mon arbre de Noël
Comme un plat de bonbons
Scintillant carrousel
Où l’on tournait en rond
Nous, tout émerveillés,
On écoutait rêveur
Devant l’arbre allumé
Ces beaux airs du bonheur
Ah ! Que ce monde est beau
Deux jours avant Noël
On dirait un cadeau
Que nous envoie le ciel.
Ah ! Que le monde est beau
Quand il est fraternel
Il est à son plus beau
Deux jours avant Noël
Il est à son plus beau
Deux jours avant Noël
Copyright © 2006 S. Timmons
dimanche 16 décembre 2007
LES CADEAUX… c’est pas un cadeau !
Cette semaine, une autre réflexion de notre chevalier Zorro-Cado,
" le casseux de party avant même que ça commence "
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Ah, les maudits cadeaux qu’on fait pour faire plaisir à… à…. à qui donc ? À soi-même, bien évidemment. Et, si ça adonne, à l’autre…euh… l’autre là, chose, celui qui le reçoit. Si ça peut lui faire plaisir, tant mieux !
L’important c’est nous. C’est notre intention qui compte, celle de la petite manœuvre adroite de conquête ou de diversion ; un petit cadeau, comme un bon placement, un subterfuge pour camoufler souvent notre insignifiance, désintérêt ou distance (en prétendant le contraire). Ça ne coûte pas cher, puis ça rapporte une petite paix à la conscience.
Il y en a pour tous les goûts : le cadeau-signé dont on s’arrache un peu le cœur en arrachant le prix, le cadeau-moment-de-gloire avec tambour et trompettes, dont il faudra mettre au mur, dans le salon, sur la table, le cadeau-lien, variante du cadeau-je-suis-fin-hein dont on cherchera à avoir des nouvelles toute l’année : « Pi, tu l’aimes-tu ? Pi, ça fa beau, hein ? Pi,t’en sers-tu souvent ? »… Aye ! On est rendu à Pâques, chose ! Y te manque-tu tant que ça ? Veux-tu une garde partagée ?
Il y a aussi le cadeau- convenance, genre poignée de main molle, genre pas contact, comme deux femmes qui se font la bise dans le beurre, pour ne pas se beurrer justement. Le cadeau-prix-de-présence, l’insignifiante babiole qu’on apporte à ses hôtes (pour les embarrasser longtemps avant de finir dans les vidanges, invendue dans la vente de garage).
Mais si une bouteille de vin ne suffit pas, apportez m’en deux. Apportez des fleurs, pardon UNE fleur, ce sera plus poétique, plus personnel, ou, je ne sais pas moi, des chocolats, ou n’importe quelle gâterie que vous avez faite vous-même, que nous mangerons ensemble (surtout si c’est mauvais).
Bref, vous avez compris : je me méfie des cadeaux. Je n’aurais pas accepté le cheval des Grecs. Un cadeau c’est toujours suspect. Ça sent le caca. L’intérêt me semble toujours plus important pour le donneur. On a bien raison de dire qu’il vaut mieux donner que recevoir… Pardon ? C’est un acte d’amour ? Ouais, mais d’amour-propre (orgueil, vanité, dépendance, fourberie…) surtout exhibé devant tout le monde, c’est presque indécent. Fais ça chez-vous, cochon ! Bon, je m’énerve.
Pour ma part, le jour de ma fête, j’apprécierais que vous pensiez aussi à moi en vous ne me faisant pas votre cadeau.
Ce sera difficile, je le sais. Il vous faudra être intéressant, agréable, sans artifice. Personne ne pourra savoir à quel point vous m’aimez (à moins d’y penser deux minutes), mais tant pis, ce sera notre secret à nous. Il y a tant dans un regard qui ne sera pas distrait par le gros cadeau.
Mais, me dit-on, le cadeau-élan-du-cœur, de générosité, de petites fantaisies ? Je dis, entre intimes seulement, à un moment non convenu et avec la plus grande discrétion. Quelque chose d’extrêmement significatif qui ne coûte rien si possible. Un cadeau qui a le sens d’une étreinte chaleureuse qu’on conservera précieusement en soi.
Pour l’acte purement généreux, désintéressé (qui n’a aucun sens entre amis) je fais cette suggestion : vous offrez votre foutu cadeau de façon la plus anonyme. Attention, anonyme comme dans un secret à emporter dans la tombe. Si un jour on découvre que c’est de vous, c’est un échec. INCOGNITO, donc. (Sauf que là, ça ne vous tente plus, hein ? C’est ce que je disais, si le NOM n’y est pas, alors le cœur non plus).
Mais mettons... je poursuis. Donc, subrepticement, sous l’arbre, lors d’un party ou d’une entrée par effraction, on dépose ledit cadeau et on disparait. Comme pour une bombe à retardement. Attention de ne pas vous faire découvrir immédiatement, vous seriez deux fois plus ridicule et ce faux mystère vous ferait voir encore plus vaniteux. Non, si on a des soupçons sur vous, feignez l’innocence, niez, niez, niez toujours. Et si le cadeau est un franc succès, et qu’à la fin un usurpateur reçoit les baisers à votre place… regrettez ma suggestion. Mais au moins vous vivrez un doux secret toute votre vie. Vous serez Cyrano.
« Est-ce bien pertinent cette chronique deux semaines avant Noël, maintenant que mes cadeaux sont achetés, que la pige est faite, la liste de mes enfants remise et les attentes grandissantes, foutu Zorro-grincho de mes deux ? »
Mais calmez-vous, je suis un enfant moi aussi. Je n’ai jamais parlé de ceux-là qui sont purement décoratifs et traditionnels comme la dinde. Au contraire, je pense même que les seuls cadeaux acceptables sont ceux du Père Noël dont nous, petits lutins, ne faisons qu’emballer et remettre…
Et ensuite payer.
Cette semaine, une autre réflexion de notre chevalier Zorro-Cado,
" le casseux de party avant même que ça commence "
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Ah, les maudits cadeaux qu’on fait pour faire plaisir à… à…. à qui donc ? À soi-même, bien évidemment. Et, si ça adonne, à l’autre…euh… l’autre là, chose, celui qui le reçoit. Si ça peut lui faire plaisir, tant mieux !
L’important c’est nous. C’est notre intention qui compte, celle de la petite manœuvre adroite de conquête ou de diversion ; un petit cadeau, comme un bon placement, un subterfuge pour camoufler souvent notre insignifiance, désintérêt ou distance (en prétendant le contraire). Ça ne coûte pas cher, puis ça rapporte une petite paix à la conscience.
Il y en a pour tous les goûts : le cadeau-signé dont on s’arrache un peu le cœur en arrachant le prix, le cadeau-moment-de-gloire avec tambour et trompettes, dont il faudra mettre au mur, dans le salon, sur la table, le cadeau-lien, variante du cadeau-je-suis-fin-hein dont on cherchera à avoir des nouvelles toute l’année : « Pi, tu l’aimes-tu ? Pi, ça fa beau, hein ? Pi,t’en sers-tu souvent ? »… Aye ! On est rendu à Pâques, chose ! Y te manque-tu tant que ça ? Veux-tu une garde partagée ?
Il y a aussi le cadeau- convenance, genre poignée de main molle, genre pas contact, comme deux femmes qui se font la bise dans le beurre, pour ne pas se beurrer justement. Le cadeau-prix-de-présence, l’insignifiante babiole qu’on apporte à ses hôtes (pour les embarrasser longtemps avant de finir dans les vidanges, invendue dans la vente de garage).
Mais si une bouteille de vin ne suffit pas, apportez m’en deux. Apportez des fleurs, pardon UNE fleur, ce sera plus poétique, plus personnel, ou, je ne sais pas moi, des chocolats, ou n’importe quelle gâterie que vous avez faite vous-même, que nous mangerons ensemble (surtout si c’est mauvais).
Bref, vous avez compris : je me méfie des cadeaux. Je n’aurais pas accepté le cheval des Grecs. Un cadeau c’est toujours suspect. Ça sent le caca. L’intérêt me semble toujours plus important pour le donneur. On a bien raison de dire qu’il vaut mieux donner que recevoir… Pardon ? C’est un acte d’amour ? Ouais, mais d’amour-propre (orgueil, vanité, dépendance, fourberie…) surtout exhibé devant tout le monde, c’est presque indécent. Fais ça chez-vous, cochon ! Bon, je m’énerve.
Pour ma part, le jour de ma fête, j’apprécierais que vous pensiez aussi à moi en vous ne me faisant pas votre cadeau.
Ce sera difficile, je le sais. Il vous faudra être intéressant, agréable, sans artifice. Personne ne pourra savoir à quel point vous m’aimez (à moins d’y penser deux minutes), mais tant pis, ce sera notre secret à nous. Il y a tant dans un regard qui ne sera pas distrait par le gros cadeau.
Mais, me dit-on, le cadeau-élan-du-cœur, de générosité, de petites fantaisies ? Je dis, entre intimes seulement, à un moment non convenu et avec la plus grande discrétion. Quelque chose d’extrêmement significatif qui ne coûte rien si possible. Un cadeau qui a le sens d’une étreinte chaleureuse qu’on conservera précieusement en soi.
Pour l’acte purement généreux, désintéressé (qui n’a aucun sens entre amis) je fais cette suggestion : vous offrez votre foutu cadeau de façon la plus anonyme. Attention, anonyme comme dans un secret à emporter dans la tombe. Si un jour on découvre que c’est de vous, c’est un échec. INCOGNITO, donc. (Sauf que là, ça ne vous tente plus, hein ? C’est ce que je disais, si le NOM n’y est pas, alors le cœur non plus).
Mais mettons... je poursuis. Donc, subrepticement, sous l’arbre, lors d’un party ou d’une entrée par effraction, on dépose ledit cadeau et on disparait. Comme pour une bombe à retardement. Attention de ne pas vous faire découvrir immédiatement, vous seriez deux fois plus ridicule et ce faux mystère vous ferait voir encore plus vaniteux. Non, si on a des soupçons sur vous, feignez l’innocence, niez, niez, niez toujours. Et si le cadeau est un franc succès, et qu’à la fin un usurpateur reçoit les baisers à votre place… regrettez ma suggestion. Mais au moins vous vivrez un doux secret toute votre vie. Vous serez Cyrano.
« Est-ce bien pertinent cette chronique deux semaines avant Noël, maintenant que mes cadeaux sont achetés, que la pige est faite, la liste de mes enfants remise et les attentes grandissantes, foutu Zorro-grincho de mes deux ? »
Mais calmez-vous, je suis un enfant moi aussi. Je n’ai jamais parlé de ceux-là qui sont purement décoratifs et traditionnels comme la dinde. Au contraire, je pense même que les seuls cadeaux acceptables sont ceux du Père Noël dont nous, petits lutins, ne faisons qu’emballer et remettre…
Et ensuite payer.
dimanche 9 décembre 2007
Ce que la vie est tenace !
À Annie Roy, (de l’ATSA),
cette femme qui me réconcilie avec l’Homme.
Je suis lâche.
Comme tous ceux qui restent dans le rang; ceux-là mêmes qui voient les itinérants comme des lâches. (Mais qui oserait l’être deux semaines?) Je reste dans le rang. Trop lâche pour être itinérant. Je n’ai pas cette grandeur. Je ne connais pas de grand malheur. Je suis dompté, dressé, cassé, rompu au confort et à la peur. Je ne serai pas cet homme libre, sûrement blessé, dysfonctionnel, abandonné : un loser, comme vous dîtes. Mais un homme sans compromis. Libre, de gré ou de force.
Regardez-les passer eux ce sont des sauvages
Ils vont où leur désir le veut, par dessus monts
Et bois et mer et vent et loin des esclavages
L’air qu’ils boivent ferait éclater vos poumons*
Un loser… ça ne peut être qu’un homme. Un winner? Je ne sais pas. Peut-être un loup, un robot, une machine… L’itinérance : un rejet de société des deux parts, et l’appel à la plus grande humanité. Forcément ça nous dérange.
Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux.*
Bêtes sauvages, effarouchées, traquées dans la ville, se nourrissant de dons et de mépris, ramassés ça et là, vivant malgré tout, avec rien. Rien, qu’eux-mêmes à temps plein.
Ils font peur. Ils appellent à la conscience.
Sont laids, puants, souvent drogués.
Tout ce que nous luttons et craignons d’être.
Sont fous, fiers, indépendants.
Tout ce que nous souhaitons et craignons d’être.
Il n’y a pas beaucoup de gens heureux qui croisent ces itinérants. Encore moins parmi ceux qui les toisent, et probablement aucun parmi ceux-là qui les sermonnent. « Fais comme nous, va travailler, bêêêêêêêhhh ! », leur crient les moutons gras dont on a tondu la laine.
Donnez-lui un amour, un sens à sa vie et il ira travailler -qu’est-ce que vous croyez – mais il sera plus heureux que vous, ou alors il retournera dans la rue.
Il est sans compromis. C’est un homme de cœur, malheureux mais libre. Ce que vous appelez un loser. Bêêêêêêêhhhh !
* Jean Richepin, Les oiseaux de passage
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