COGITO ERGO SUM *
La belle affaire ! En quoi ça m’est utile ? Et c’est qui « je » ? Et c’est quoi « pense » ? Pourquoi vouloir m’affirmer « hors de (presque) tout doute » ce que je sens bien ? Ce que je conçois même très bien ?
C’est pas sur l’existence que j’aimerais être rassuré, mais plutôt sur le contraire : la non-existence, le néant. La mort en fait. On ne meurt (ou naît) que pour les autres je crois. Mais vis-à-vis soi ? C’est tout un acte de foi que de croire qu’on fut né, qu’avant on n’existait pas, qu’on mourra et qu’on ne sera plus jamais. Tout un acte de foi ! Car je ne sais pas ne pas être. Je ne pourrai jamais même le savoir sans forcément être. Ma question : Y-AT-IL AUTRE CHOSE QUE L’EXISTENCE ? Sortez-moi un cogito là-dessus, s.v.p..
S’il n’y a que l’existence, et qu’un seul état, la conscience, alors, conséquemment, il n’y a que l’éternité. Pour tous. Pour tout être conscient de son état. La conscience ne peut être hors de l’existence. Et il n’y a que l’existence….Enfin ! ! !
Je dis que la conscience ne peut pas prendre congé d’elle-même. On ne peut pas être conscient qu’on ne l’est pas. Je ne suis que conscient pour moi-même. Bien sûr je veux bien croire que je vais mourir, rassurez-vous. Et plutôt deux fois qu’une !? J’en suis conscient. Mais ça me trouble de penser que je serai le seul à ne jamais savoir que je ne suis plus conscient.** Je vais partir avec toute ma conscience que je ne saurai jamais avoir perdue. Comme sous une anesthésie générale ; on n’a pas eu connaissance du temps passé. On n’a même pas senti qu’il y a eu une coupure du temps. Au réveil, on comprend, on imagine, on en prend conscience. Autrement, s’il n’y avait pas eu de réveil, la vie finissait sans qu’on le sache en regardant l’anesthésiste nous piquer dans le bras en nous disant qu’on va partir (sans vraiment le croire tout à fait). Donc, si c’est comme ça, resterai-je à l’agonie à tout jamais, alors que vous m’avez vu mourir, mais que je ne le sais toujours pas? Fixé à mon agonie éternellement !? Ahhhhh…
Il faut que Dieu existe. Qu’il y ait une vie après la mort. Que toutes les fables qu’on entend soient vraies. Sinon je change d’idée : on n’est plus éternel. On va finir par prendre conscience, juste une seconde - s’il le faut - qu’on n’a plus conscience, que c’est fini, qu’on est mort.
ET TANT PIS POUR CETTE ABSURDITÉ. Voilà.
Vite, un match d’hockey.
* Je pense donc je suis, le hit de Descartes.
** C’est de la philosophie pure. Pas le droit aux croyances religieuses forcément douteuses, falsifiables.
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La semaine prochaine, on relaxe les cellules. Ce sera JOUR DE BUANDERIE, deuxième tableau.
dimanche 4 novembre 2007
MAL AUX DENTS
Avez-vous mal aux dents ?
Moi, si. Et ma scie aussi.
On a mal aux dents.
Pas vous ?
C’est ça le plus dur :
Être seul à avoir mal aux dents.
J’ai mal aux dents, et le monde ne sent rien,
Fait comme si de rien était.
Je les vois rire à pleines dents
Croquer dans la vie,
En plein d’dans.
Font comme si ça n’existait pas
Le mal-aux-dents.
Ne voient rien, ne se doutent de rien.
LES INCONSCIENTS !
Et pourtant je vous assure,
Il y a un foutu mal de dents
Dans ce monde.
Mais, parce qu’eux n’ont pas mal aux dents,
Ils ne peuvent pas imaginer la chance qu’ils ont
Et la douleur que j’ai,
Que j’ai.
« Mais oui, on connaît, on comprend.
On compatit avec toi »
Merci.
Merci du fond des dents.
Mais ça ne me réconforte pas.
C’est pas vous, c’est moi, en ce moment,
Qui ai mal aux dents.
MOI, TOUT SEUL.
Contre tout le monde entier.
« Non, l’ami, tiens ! Prends mon dentier »
Merci brave batelier,
Mais range ton râtelier.
Je ferai face seul à mon destin.
Seul à souffrir.
Seul mais entier.
Garde ton dentier.
On est des milliards à vivre, se parler, se comprendre
On est peut-être même des milliers, en ce moment,
À avoir mal aux dents.
Mais il n’y a qu’un homme sur terre
Qui ressent mon mal de dents,
QU’UN HOMME…
Et il fallait que ce soit moi !
Avez-vous mal aux dents ?
Moi, si. Et ma scie aussi.
On a mal aux dents.
Pas vous ?
C’est ça le plus dur :
Être seul à avoir mal aux dents.
J’ai mal aux dents, et le monde ne sent rien,
Fait comme si de rien était.
Je les vois rire à pleines dents
Croquer dans la vie,
En plein d’dans.
Font comme si ça n’existait pas
Le mal-aux-dents.
Ne voient rien, ne se doutent de rien.
LES INCONSCIENTS !
Et pourtant je vous assure,
Il y a un foutu mal de dents
Dans ce monde.
Mais, parce qu’eux n’ont pas mal aux dents,
Ils ne peuvent pas imaginer la chance qu’ils ont
Et la douleur que j’ai,
Que j’ai.
« Mais oui, on connaît, on comprend.
On compatit avec toi »
Merci.
Merci du fond des dents.
Mais ça ne me réconforte pas.
C’est pas vous, c’est moi, en ce moment,
Qui ai mal aux dents.
MOI, TOUT SEUL.
Contre tout le monde entier.
« Non, l’ami, tiens ! Prends mon dentier »
Merci brave batelier,
Mais range ton râtelier.
Je ferai face seul à mon destin.
Seul à souffrir.
Seul mais entier.
Garde ton dentier.
On est des milliards à vivre, se parler, se comprendre
On est peut-être même des milliers, en ce moment,
À avoir mal aux dents.
Mais il n’y a qu’un homme sur terre
Qui ressent mon mal de dents,
QU’UN HOMME…
Et il fallait que ce soit moi !
dimanche 28 octobre 2007
L’homme est seul dans cet univers. Bien seul.
Ce qui me désole un peu c’est que mon chien ne se rend pas compte à quel point je suis intelligent. N’imagine même pas que j’ai écrit (pourtant) une belle chanson, que j’ai parfois une bonne idée.
Dix pieds par-dessus la tête. Absolument conscient de rien. Ni lui, ni mon chat d’ailleurs. Et pas plus les oiseaux, ou les fourmis dans ma cour. Encore moins les arbres, les fleurs, le sable, la pierre. Ni le ciel, l’eau, la terre, enfin tout l’univers entier. RIEN de tout cela n’a la moindre idée à quel point je suis intelligent, et de ce fait, supérieur à eux. DÉSOLANT.
Aucune de mes grandes révélations, mes poèmes, mes prestations artistiques n’ont d’écho. Si je ne m’applaudis pas à la fin on ne sait pas que j’ai fini. Ça continue à ronfler.
Je suis l’HOMME. Un être supérieur. L’image même de Dieu (c’est pas rien ça) et personne d’autre ne le remarque ? Même pas le chien, mon meilleur et plus fidèle ami !
Mon chien, que je domine pourtant, ne sait même pas que je le domine, ne sait rien de mes intentions. Il a fallu me faire craindre et le nourrir pour l’apprivoiser, le ¨dominer¨. J’en suis devenu le maître mais sans aucun crédit, sans aucune considération pour mes conseils, mes lumières. Il est dominé, c’est tout. Il se soumet parce que c’est dans sa nature.
Mais pas les fourmis. Même pas mon chat.
Si un cheval pouvait nourrir régulièrement mon chat, il pourrait très bien le prendre pour maître, plutôt que moi. Moi ou un singe? Et pourtant je suis très supérieur! DÉCEVANT.
Ce que je dis, c’est que j’aimerais que mon chien reconnaisse au moins que c’est grâce à moi si on a une maison. Que c’est moi qui ai eu l’idée d’installer l’air climatisé pour le confort (dont il ne se prive pas) les jours de canicule. Que c’est moi qui et que, les chefs-d’œuvre et tout ça.
Ça n’arrive pas tout seul, j’ai travaillé pour ça. " Hey! le chien, reconnais mon mérite, cesse de branler la queue et dis-moi quelque chose : Bravo! Génial! Ô mon Maître quelle trouvaille celle-là! Sire! Seigneur ! "
Faudrait que je sorte, me faire des amis qui, eux, me reconnaîtront supérieur.
Et j’y pense; si tout à coup c’est lui qui se sent supérieur à moi parce qu’il court plus vite, mord plus fort, a l’ouïe plus fine, l’odorat plus développé, etc., mais qu’il se soumet, question d’accommodement? Ça se peut, je me suis souvent senti comme ça avec plusieurs de mes supérieurs…
Faudra que je sorte. Définitivement.
Ce qui me désole un peu c’est que mon chien ne se rend pas compte à quel point je suis intelligent. N’imagine même pas que j’ai écrit (pourtant) une belle chanson, que j’ai parfois une bonne idée.
Dix pieds par-dessus la tête. Absolument conscient de rien. Ni lui, ni mon chat d’ailleurs. Et pas plus les oiseaux, ou les fourmis dans ma cour. Encore moins les arbres, les fleurs, le sable, la pierre. Ni le ciel, l’eau, la terre, enfin tout l’univers entier. RIEN de tout cela n’a la moindre idée à quel point je suis intelligent, et de ce fait, supérieur à eux. DÉSOLANT.
Aucune de mes grandes révélations, mes poèmes, mes prestations artistiques n’ont d’écho. Si je ne m’applaudis pas à la fin on ne sait pas que j’ai fini. Ça continue à ronfler.
Je suis l’HOMME. Un être supérieur. L’image même de Dieu (c’est pas rien ça) et personne d’autre ne le remarque ? Même pas le chien, mon meilleur et plus fidèle ami !
Mon chien, que je domine pourtant, ne sait même pas que je le domine, ne sait rien de mes intentions. Il a fallu me faire craindre et le nourrir pour l’apprivoiser, le ¨dominer¨. J’en suis devenu le maître mais sans aucun crédit, sans aucune considération pour mes conseils, mes lumières. Il est dominé, c’est tout. Il se soumet parce que c’est dans sa nature.
Mais pas les fourmis. Même pas mon chat.
Si un cheval pouvait nourrir régulièrement mon chat, il pourrait très bien le prendre pour maître, plutôt que moi. Moi ou un singe? Et pourtant je suis très supérieur! DÉCEVANT.
Ce que je dis, c’est que j’aimerais que mon chien reconnaisse au moins que c’est grâce à moi si on a une maison. Que c’est moi qui ai eu l’idée d’installer l’air climatisé pour le confort (dont il ne se prive pas) les jours de canicule. Que c’est moi qui et que, les chefs-d’œuvre et tout ça.
Ça n’arrive pas tout seul, j’ai travaillé pour ça. " Hey! le chien, reconnais mon mérite, cesse de branler la queue et dis-moi quelque chose : Bravo! Génial! Ô mon Maître quelle trouvaille celle-là! Sire! Seigneur ! "
Faudrait que je sorte, me faire des amis qui, eux, me reconnaîtront supérieur.
Et j’y pense; si tout à coup c’est lui qui se sent supérieur à moi parce qu’il court plus vite, mord plus fort, a l’ouïe plus fine, l’odorat plus développé, etc., mais qu’il se soumet, question d’accommodement? Ça se peut, je me suis souvent senti comme ça avec plusieurs de mes supérieurs…
Faudra que je sorte. Définitivement.
dimanche 21 octobre 2007
dimanche 14 octobre 2007
REGARDEZ LE MONDE:
Mais ce ne sont que des enfants!
Où sont donc les parents ?
Pauvres hommes!
Ils sont laissés à eux-mêmes;
Bien trop petits pour voir à tout,
Pour ne pas mettre le feu ici et là,
Pour ne pas se faire mal
Avec tous ces jeux du plus fort.
Pauvres enfants!
Comment peut-on leur laisser comme ça,
Sans surveillance, une chose aussi fragile
Que la vie, que la paix, que la terre ?
Pauvres hommes !
Il y a bien les ainés,
Mais on ne les écoute pas.
Il y a les ainés qui empirent tout ça.
Il y a les plus jeunes,
Mais on ne les écoute pas.
Il y a les plus jeunes qui empirent tout ça.
Mais que font les enfants sages?
On ne les écoute pas.
Il y a ce grand-là qui fait mal à son petit frère.
Il y a ces deux sœurs-là qui s’entre-déchirent.
Il y a la mémé qui marmonne ses prières,
Il y a le pauvre chat que l’autre martyrise.
Il y a moi aussi, cadet tourmenté,
Qui regarde par la fenêtre
Pressé de reconnaître
Enfin maman, papa arriver.
Il y a bien les ainés,
Mais on ne les écoute pas.
Il y a les ainés qui empirent tout ça.
Il y a les plus jeunes,
Mais on ne les écoute pas.
Il y a les plus jeunes qui empirent tout ça.
Mais que font les enfants sages?
On ne les écoute pas.
Il y a ce grand-là qui fait mal à son petit frère.
Il y a ces deux sœurs-là qui s’entre-déchirent.
Il y a la mémé qui marmonne ses prières,
Il y a le pauvre chat que l’autre martyrise.
Il y a moi aussi, cadet tourmenté,
Qui regarde par la fenêtre
Pressé de reconnaître
Enfin maman, papa arriver.
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